Ormuz : Les Gardiens de la Révolution jurent qu’aucune « goutte » de pétrole ne transitera
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré que le détroit d’Ormuz restera fermé à tout transit de pétrole, de gaz ou de produits pétrochimiques tant que les États-Unis maintiendront leurs actions militaires dans la région. Selon eux, cette voie maritime est désormais considérée comme « extrêmement dangereuse » et « totalement fermée » en raison des activités militaires américaines.
Les Gardiens ont également signalé que deux pétroliers avaient été endommagés et avaient pris feu après avoir pénétré dans une zone qu’ils qualifient de champ de mines, située au sud du détroit. Ils ont exhorté tous les navires à éviter cette zone désignée pour des raisons de sécurité.
Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a affirmé que le détroit d’Ormuz est essentiel à la sécurité nationale de l’Iran, et que le pays y exercera sa souveraineté « quel qu’en soit le coût ». Il a aussi précisé que Téhéran ne se considère plus lié par le protocole d’accord signé avec les États-Unis à Islamabad.
Le détroit d’Ormuz, qui me 45 kilomètres de large, est crucial pour le transit de plus d’un cinquième du pétrole mondial et près d’un cinquième du gaz naturel liquéfié consommé globalement. Depuis sa fermeture par l’Iran le 28 février, la situation a engendré la plus forte crise énergétique mondiale depuis le choc pétrolier de 1973.
Cette fermeture a été réitérée à plusieurs reprises, notamment après un bref répit consécutif à un protocole d’accord signé le 17 juin. Le 12 juillet, les Gardiens de la Révolution avaient de nouveau annoncé la fermeture du détroit après des tirs de semonce, entraînant une hausse des cours du pétrole, qui ont atteint 88 dollars le baril de Brent.
Source : Atlasinfo
