Exonération maintenue, mais rabotée : comment l’Arizona pousse les bénéficiaires du RIS à travailler plus
Le gouvernement réforme l’exonération des revenus professionnels liée au revenu d’intégration sociale (RIS) afin d’encourager ses bénéficiaires à travailler davantage ou à suivre une formation. Toutefois, la durée de cette exonération est réduite de trois à deux ans.
Les bénéficiaires du RIS pourront désormais travailler davantage ou suivre une formation professionnelle, ont annoncé les ministres de l’Intégration sociale et des Affaires sociales, Anneleen Van Bossuyt et Frank Vandenbroucke. Actuellement, ces bénéficiaires peuvent travailler à temps partiel, mais une partie de leur revenu professionnel n’est pas prise en compte pour le calcul de leur revenu d’intégration. Cette exonération est basée sur un montant fixe, quel que soit le revenu du travail. Si une personne dépasse ce montant, l’exonération disparaît entièrement, ce qui ne favorise pas l’incitation à travailler davantage.
À l’avenir, ceux qui travailleront plus et gagneront plus conserveront une partie de l’exonération, même avec un revenu plus élevé. « Petit à petit, il devient donc plus intéressant de trouver un emploi plutôt que de rester dépendant du revenu d’intégration », ont souligné les deux ministres.
La période d’application de l’exonération sera ainsi ramenée de trois à deux ans « afin que les personnes ne restent pas prisonnières du revenu minimum et puissent s’intégrer pleinement dans la société », ont-ils ajouté.
Aucune statistique officielle récente n’a été intégrée dans cette réforme.
Source : Ministères de l’Intégration sociale et des Affaires sociales.