Guerre au Moyen-Orient : Washington bombarde des cibles militaires iraniennes, Téhéran riposte au Koweït
Les Etats-Unis ont lancé dimanche 19 juillet 2027 une nouvelle série de bombardements contre l’Iran, affirmant vouloir « punir » la mort de deux de leurs militaires lors de frappes iraniennes en Jordanie, entraînant à nouveau une riposte de Téhéran sur ses voisins du Golfe.
Au cours de cette huitième nuit consécutive de frappes, les Etats-Unis ont déclaré avoir visé des sites militaires ainsi que « les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie » vendredi, selon le Commandement de l’armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom). Les frappes ont ciblé la ville portuaire de Sirik, située au sud et donnant sur le détroit d’Ormuz, d’après les agences de presse iraniennes, ainsi qu’une « attaque militaire ennemie américaine près d’Hajiabad », dans la province d’Hormozgan.
En représailles, l’Iran a ciblé le Koweït, visant des bases militaires utilisées par les Américains, selon des sources iraniennes. Les autorités koweïtiennes n’ont pas encore fourni de détails sur d’éventuels dégâts, mais l’armée a déclaré qu’elle répondait à des attaques de missiles et de drones iraniens. Parallèlement, des sirènes d’alerte ont retenti à Bahreïn, également touché à plusieurs reprises par l’Iran depuis le début des hostilités le 7 juillet, ce qui a mis à mal le protocole d’accord conclu mi-juin entre Téhéran et Washington.
Le général Ali Abdollahi, commandant de l’armée iranienne, a averti que toute attaque américaine se heurtera à « une riposte décisive et dévastatrice » de la part des forces armées iraniennes, promettant des coûts plus élevés que lors des précédentes guerres.
Les hostilités ont atteint un niveau sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril, qui avait mis fin à la guerre déclenchée par l’offensive israélo-américaine sur l’Iran le 28 février. Selon le gouvernement iranien, les frappes américaines ont causé au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin. Du côté américain, 16 militaires ont été tués depuis le début du conflit, fin février.
Le Koweït a subi plusieurs attaques sur ses infrastructures civiles, endommageant gravement un site pétrolier qualifié de « vital » et mettant à l’arrêt plusieurs unités de production dans une centrale électrique et de dessalement d’eau. Les autorités koweïtiennes ont condamné le ciblage de ces « infrastructures essentielles », tandis que le Conseil de coopération du Golfe a dénoncé des « crimes de guerre ».
En Iran, les autorités de la province d’Hormozgan ont également condamné les frappes américaines, affirmant qu’elles avaient « complètement détruit » une station de pompage d’eau de mer et un transformateur électrique d’une usine de dessalement.
Des incidents maritimes se multiplient dans le détroit d’Ormuz, où le trafic maritime est pratiquement à l’arrêt, compromettant un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures qui transite par cette voie stratégique. Les Etats-Unis ont réimposé leur blocus des ports iraniens, qu’ils avaient levé après la signature du protocole d’accord.
Source : Agences de presse.
