Des chercheurs parviennent à recréer un trou noir artificiel en laboratoire
Une équipe de chercheurs a réussi à simuler un trou noir artificiel en laboratoire, permettant ainsi d’observer pour la première fois le phénomène de rétroaction associé au rayonnement de Hawking. Cette avancée majeure a été publiée le 1er juillet dans la revue Nature.
Cette recherche s’inscrit dans un contexte où les trous noirs, phénomène cosmique fascinant, émettent un rayonnement dont la température est si faible qu’il est indétectable par nos instruments. En effet, lorsqu’un trou noir perd de sa masse, il émet un rayonnement noyé dans le bruit de fond de l’univers, rendant son évaporation imperceptible. L’idée de recréer des analogues de trous noirs sur Terre a été introduite en 1981 par le physicien William Unruh et a été mise en pratique pour la première fois en 2014 à l’Institut Technologique du Technion en Israël.
Le dispositif utilisé par l’équipe, dirigée par Lorenzo Procopio de l’Université de Paderborn en Allemagne, repose sur une fibre optique. Deux impulsions laser sont lancées successivement : la première modifie l’indice de réfraction du verre, ralentissant la lumière, tandis que la seconde rencontre cette zone plus lente, simulant ainsi l’horizon des événements d’un vrai trou noir. Cette configuration a permis d’observer le phénomène de rétroaction, où l’énergie émise par le rayonnement de Hawking entraîne une perte d’énergie équivalente dans la source.
Les résultats de cette expérience pourraient avoir des implications significatives pour notre compréhension des trous noirs et de leur fonctionnement, notamment en ce qui concerne la perte de masse et le mystère de ce que ces objets cosmiques engloutissent.
Pour en savoir plus, consultez l’article original publié dans Nature.
Source : Nature
