Deux frères ouvrent leur premier magasin Biocoop à 21 et 22 ans : cinq ans plus tard, ils réalisent 9 millions d’euros de chiffre d’affaires
Nicolas et Vincent Quiblier, fils de commerçants, ont ouvert leur premier magasin Biocoop à l’âge de 21 et 22 ans. Contrairement à de nombreux directeurs de magasin de l’enseigne, leur parcours n’a pas été marqué par la mobilité interne. Vincent, le frère cadet, explique : « Nous avons tous les deux suivi des études à l’École hôtelière de Lausanne, spécialisée dans l’hôtellerie et la restauration. Diplômés fin 2020, en pleine crise du Covid-19, nous avons finalement pu entrer en contact avec Biocoop, dont le modèle coopératif nous séduisait. »
Avec peu d’expérience professionnelle, les deux frères ont suivi une formation de « porteur de projet » proposée par Biocoop. Ce parcours, d’une durée de six mois à un an, inclut plusieurs stages en magasin pour se familiariser avec les bonnes pratiques en management, finances, et marketing. En 2021, ils ont ouvert leur premier magasin à Thonon-les-Bains, leur ville d’origine. « La surface de vente est de 600 m² et nous employons une quinzaine de salariés », précise Vincent.
Dès le début, les frères, devenus sociétaires, ont eu la liberté de gestion. Ils ont mis en place des initiatives locales pour soutenir l’agriculture régionale, en invitant des producteurs locaux chaque semaine. Pendant leur première année, ils ont été soutenus par un parrain gérant expérimenté et ont bénéficié de l’expertise de conseillers fournis par la coopérative, qui compte près de 750 magasins en France.
En 2023, deux ans après l’ouverture de leur premier magasin, les frères ont inauguré un second point de vente à 15 minutes en voiture du premier. Actuellement, chaque magasin génère entre 3,5 et 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, surpassant largement la moyenne nationale de 2,3 millions d’euros selon Biocoop. « Nous manageons 40 collaborateurs », indique Vincent. Les gérants ajustent leur rémunération en fonction des résultats, déclarant que des performances élevées entraînent des salaires plus importants. Bien que leur rythme de travail soit soutenu, ils se réservent deux jours de repos par semaine. « C’est un métier prenant mais passionnant, qui nous permet de relever de nombreux défis », conclut Vincent, soulignant leur équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Source : Biocoop
