L’Irak et les États-Unis signent 48 accords et partenariats dans le secteur pétrolier
L’Irak et les États-Unis ont officialisé la signature de 48 accords et partenariats, principalement axés sur le secteur pétrolier, lors de la visite du Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, aux États-Unis. Cette annonce a été faite par son bureau ce samedi.
L’Irak, riche en ressources pétrolières, cherche à dépasser des décennies de violences et de conflits, mais fait face à des infrastructures défaillantes et à une corruption persistante. Le pays doit également relancer son économie, gravement touchée par la guerre au Moyen-Orient et le contrôle par l’Iran du détroit d’Ormuz, à travers lequel passait auparavant la majorité de ses exportations de pétrole.
Les accords signés incluent des protocoles de coopération entre des entreprises publiques et privées, ainsi que des partenariats avec des géants du secteur comme ExxonMobil, KBR, GE Vernova, Shell et Halliburton. De plus, un accord a été conclu avec Starlink pour développer un réseau Internet par satellite en Irak.
Le bureau du Premier ministre a également confirmé la signature d’un accord pour la remise en état d’un oléoduc reliant l’Irak à la Syrie, ce qui pourrait offrir une nouvelle route stratégique pour le transport de pétrole, dans un contexte de tensions croissantes entre l’Iran et les États-Unis.
Le président américain, Donald Trump, a salué cette coopération, qualifiant Ali al-Zaidi de « champion » lors de sa visite à Washington, marquant le premier déplacement à l’étranger du Premier ministre depuis sa prise de fonction en avril. Arrivé au pouvoir avec le soutien de Trump, al-Zaidi a promis de revitaliser l’économie irakienne, qui dépend à 90 % de ses exportations pétrolières.
Cependant, il fait face à des pressions pour désarmer les groupes armés pro-iraniens, responsables de nombreuses attaques contre des infrastructures américaines en Irak. L’Irak demeure un terrain de confrontation entre les États-Unis et l’Iran, où les gouvernements successifs tentent de maintenir un équilibre délicat entre leurs deux partenaires.
Source : Le Parisien.
