Le président hongrois accepte de signer une réforme mettant fin à son mandat ce dimanche

Le président hongrois Tamás Sulyok signe une réforme mettant fin à son mandat

Le président hongrois Tamás Sulyok, proche de l’ex-premier ministre nationaliste Viktor Orbán, a annoncé samedi qu’il acceptait de signer une réforme constitutionnelle, récemment adoptée par le parlement, qui mettra fin à son mandat. Cette décision intervient après que les députés hongrois ont voté en faveur de cet amendement lundi, dans le cadre d’une initiative de l’actuel premier ministre conservateur et pro-européen, Péter Magyar, visant à réduire l’influence de Viktor Orbán, évincé du pouvoir.

Dans une vidéo diffusée sur Facebook, Tamás Sulyok a déclaré qu’il ne disposait pas de « moyens constitutionnels pour s’opposer à cet amendement qui, bien que violant les principes constitutionnels, a été adopté par l’Assemblée nationale ». Il a ajouté : « Je remplis mon obligation en vertu de la loi fondamentale en conscience après avoir évalué mes options juridiques ».

Une réforme controversée

Péter Magyar, qui a remporté une victoire écrasante en avril en promettant un « changement de régime » après 16 années de règne de Viktor Orbán, a accusé le président Sulyok et d’autres hauts responsables de l’État d’être des « marionnettes » de l’ancien dirigeant. Le parti Fidesz de Viktor Orbán a organisé une manifestation la semaine dernière pour dénoncer la réforme constitutionnelle, la qualifiant d’« autocratique ». Certaines organisations de défense des droits humains, comme Human Rights Watch, ont également critiqué ces ajustements, les qualifiant de pratiques « rappelant l’ère du Fidesz ».

Selon la réforme, dimanche sera le dernier jour de Tamás Sulyok à la présidence, son mandat prenant fin à minuit. Péter Magyar a salué la décision du président, affirmant que « le dernier obstacle à la mise en œuvre de nos décisions communes a été levé ».

Viktor Orbán a réagi en des termes dramatiques, déclarant que « la dernière barrière est tombée » et que « la tyrannie n’est plus une menace, mais une réalité ». Ágnes Forsthoffer, présidente du parlement, asra l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau président par le parlement dans un délai de 30 jours.

Source : Le Temps

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