De méditatif à Survitaminé : la dernière des Nuits atypiques mélange les univers
Le festival des Nuits atypiques a récemment mis en avant une programmation riche et variée, rassemblant des artistes aux styles musicaux très différents. Cette mixité se reflète non seulement dans les performances, mais aussi dans la composition même des groupes.
Aventure musicale
Serge Teyssot-Gay, guitariste du groupe Interzone, a souligné que sa collaboration avec Khaled Aljaramani, maître syrien de l’oud, transcende les simples catégories musicales. Pour Teyssot-Gay, il ne s’agit pas d’une « histoire de style », mais d’une « rencontre humaine ». Il décrit leur musique comme une « aventure musicale » qui nourrit son engagement artistique. « Tout est politique, ce que tu consommes, ce que tu manges, alors évidemment la musique aussi », a-t-il déclaré.
Céline Lacombe, qui dirige le festival, a également exprimé son désir de créer des ambiances variées. Le groupe Pulciperla, qualifié de « presque punk », mélange des influences tribales de La Perla, un ensemble de chanteuses et percussionnistes de Bogota, avec le groove des Toulousains de Pulcinella. Ce mélange promet un final explosif pour les festivaliers.

Mixité artiste et public
Le festival s’inscrit également dans une démarche politique en cherchant à « casser le quatrième mur » entre artistes et public. Des rencontres sont organisées avant les concerts pour favoriser les échanges et désacraliser la figure de l’artiste. « Discuter, avant et après le concert, avec les autres et comprendre pourquoi ils sont venus, c’est cool », témoigne Teyssot-Gay.
La directrice des Nuits atypiques a confirmé que ces interactions visent à encourager une logique d’ouverture, dépassant la simple consommation musicale. Elle a souligné l’importance de donner la parole, surtout dans un contexte géopolitique où de nombreux artistes d’Amérique latine sont programmés. « Il faut prendre la parole, sinon l’étau se resserre », a-t-elle conclu.
Source : Sud Ouest
