Plateformisation et Précarisation du Travail : Un Dialogue entre Franck Courtès et Coralie Perez
Fait Principal
Franck Courtès, ancien photographe et désormais écrivain, témoigne de la précarisation de son travail, ayant vu ses revenus passer de 3 000 à 8 000 euros par mois à seulement 250 euros de droits d’auteur. Pour compenser cette perte, il s’est inscrit sur une plateforme de « petits boulots », où les utilisateurs proposent des services à des prix souvent dérisoires.
Contexte Factuel
Cette situation s’inscrit dans un phénomène plus large de plateformisation du travail, qui transforme les modèles d’emploi traditionnels. Dans son livre A pied d’œuvre (Gallimard, 2023), Courtès aborde des thèmes tels que la perte de sens au travail et l’invisibilisation d’une nouvelle classe ouvrière. L’ouvrage a été récompensé par le prix du roman d’entreprise et du travail en 2024 et sera adapté au cinéma par Valérie Donzelli en 2025.
Données ou Statistiques
Selon la Dares, le travail de plateforme représente environ 2 % des personnes en emploi en 2023. Ce chiffre, bien que faible, témoigne d’une croissance significative depuis 2017, même si sa me précise reste complexe.
Conséquence Directe
La plateformisation entraîne une précarisation accrue et une perte de sens pour de nombreux travailleurs, qu’ils soient indépendants ou salariés. Coralie Perez, économiste au Centre d’économie de la Sorbonne, souligne que cette perte de sens touche aussi bien les ouvriers que les cadres, affectant leur santé mentale et leur absentéisme.
Source
Article basé sur une discussion entre Franck Courtès et Coralie Perez.
