Directeur à 25 ans du magasin qu'il a bâti en intérim : le parcours (et le salaire) de Charles chez Monsieur Bricolage

Charles Picque, un jeune directeur engagé chez Monsieur Bricolage

Chaque matin à 8h30, Charles Picque, 28 ans, ouvre les portes de son magasin Monsieur Bricolage à Pont-l’Évêque, en Normandie. Depuis l’ouverture en novembre 2018, dans une ancienne usine réaménagée, il gère un espace de 1 162 mètres carrés en intérieur et près de 1 000 mètres carrés en extérieur, avec une équipe de 12 personnes, dont 7 en CDI et 5 en alternance.

Fils de commerçant, Charles a grandi dans l’univers du bricolage. Après un bac pro commerce et un BTS Management des unités commerciales, il participe à la construction du magasin en tant qu’intérimaire. À 21 ans, il est embauché comme vendeur au rayon peinture. Rapidement, il gravit les échelons : gestionnaire en 2020, chef de secteur l’année suivante, puis responsable de magasin à 24 ans. Un an plus tard, il devient directeur.

Son rôle va au-delà de la simple gestion administrative. Il s’as que son équipe soit opérationnelle et que les clients bénéficient d’une expérience positive. Charles estime travailler au moins 39 heures par semaine, sans compter les heures supplémentaires, et considère son métier comme une passion.

Concernant la rémunération, la convention collective du bricolage fixe la fourchette pour un directeur entre 34 000 et 43 000 euros bruts par an, soit entre 2 125 et 2 688 euros nets par mois. Dans son cas, cette rémunération est entièrement fixe, sans primes ni avantages particuliers.

Monsieur Bricolage fonctionne sur un modèle de franchise augmentée, offrant une certaine autonomie aux magasins, notamment en matière de salaires. Bien que Charles envisage des perspectives d’évolution vers des postes de direction régionale ou des fonctions financières, il privilégie pour l’instant un contact direct avec le terrain. Il conseille à ceux qui souhaitent suivre son parcours de bien connaître tous les métiers du magasin pour renforcer leur crédibilité.

Source : Le Figaro

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