Renault débloque 4,5 millions d’euros pour la Fonderie de Bretagne en redressement judiciaire
Renault, constructeur automobile et fondateur historique de la Fonderie de Bretagne (FDB), s’apprête à débloquer 4,5 millions d’euros pour soutenir l’usine de Caudan (Morbihan), actuellement en redressement judiciaire. Cette aide vise à éviter la liquidation immédiate du site et à garantir le paiement des salaires, tout en maintenant l’activité durant la période d’observation en attendant un éventuel repreneur.
Une situation critique pour la Fonderie de Bretagne
La Fonderie de Bretagne, qui emploie 247 salariés, a vu son activité se réduire ces dernières années. Spécialisée dans la production de pièces en fonte pour l’automobile, l’usine devait diversifier sa production en se lançant dans la fabrication d’obus. En 2022, Europlasma a acquis FDB, mais a placé l’entreprise en redressement judiciaire début juillet, évoquant une cessation de paiement. La fonderie avait alors jusqu’au 17 juillet pour réunir trois millions d’euros.
Selon des informations de France Inter, Renault a décidé d’intervenir pour éviter la liquidation. Lors de la cession du site, le constructeur avait pris l’engagement de participer aux investissements futurs, à condition qu’Europlasma contribue également de manière significative, ce qui n’a pas été le cas. En effet, Europlasma a injecté cinq fois moins d’argent que prévu, selon des sources de Bercy.
Après des discussions prolongées avec l’État, qui reste actionnaire et engagé dans le dossier, Renault est sur le point d’apporter des liquidités au tribunal. Ce soutien est crucial pour asr le fonds de roulement des semaines à venir, notamment pour le paiement des salaires, en attendant qu’un repreneur solide se manifeste. Fabrice Vély, maire de Caudan, a déclaré que cette contribution de Renault est « une étape indispensable pour financer la période d’observation jusqu’au mois d’octobre ».
Perspectives d’avenir
Bien que cette aide soit considérée comme un soutien temporaire, l’enjeu principal reste la recherche d’un repreneur. Actuellement, aucun repreneur n’est identifié, et il est nécessaire de mobiliser les industriels français et européens pour asr la pérennité de l’usine. La production de corps creux d’obus, qui devait permettre à l’usine de se redresser, n’a jamais véritablement démarré. L’État, toujours impliqué dans le dossier, suit attentivement les discussions pour tenter de sauver à la fois les emplois et l’outil industriel.
Source : France Inter
