
Plusieurs travailleurs humanitaires américains placés en quarantaine au Kenya
Plusieurs ressortissants américains engagés dans la lutte contre le virus Ebola en République Démocratique du Congo (RDC) sont actuellement en isolement dans un centre au Kenya, géré par le Centre de contrôle des maladies américain. Cette information a été confirmée par un responsable du département d’État américain, qui a évoqué « une me de précaution ». Selon les directives de Washington, les ressortissants ayant été en RDC doivent observer un isolement de 21 jours dans un pays tiers avant de retourner aux États-Unis. Cependant, la justice kényane a suspendu l’ouverture de ce centre d’isolement américain.
L’ONG américaine Samaritan’s Purse, impliquée dans la lutte contre Ebola en RDC, a également confirmé que sept membres de son équipe sont en quarantaine pour 21 jours dans un centre d’isolement au Kenya. Franklin Graham, le PDG de l’organisation, a précisé qu’ils sont logés dans de grandes tentes militaires, dans une zone clôturée, dorment sur des lits de camp, et reçoivent de la nourriture de l’armée américaine.
Un responsable du département d’État a assuré que ces travailleurs humanitaires étaient asymptomatiques et n’avaient pas été testés positifs au virus. Leur transfert vers le Kenya est, d’après cette source, une « me de précaution ».
Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a déclaré qu’il n’était « pas au courant » de cette situation, malgré les affirmations du département d’État selon lesquelles les autorités kényanes avaient autorisé leur transfert.
L’annonce par Washington de la construction d’un centre de quarantaine sur une base aérienne au Kenya pour accueillir ses ressortissants potentiellement exposés à Ebola avait suscité des réactions négatives en juin dernier, entraînant des manifestations dans le pays, bien qu’aucun cas d’Ebola n’ait été recensé au Kenya. La justice avait suspendu le projet, et le ministre de la Santé avait confirmé devant les tribunaux avoir ordonné son arrêt. Des informations de plusieurs médias avaient suggéré que les préparatifs pour ce centre se poursuivaient malgré tout. En juin, trois personnes avaient perdu la vie lors de manifestations contre ce projet.
Source : RFI.
