Le Japon adopte une loi sur la succession impériale, mais exclut l’idée d’une impératrice
Le 17 juillet, le Sénat japonais a adopté une loi marquante sur la succession impériale, après un vote préalable dans la chambre basse. Cette réforme, l’une des priorités du gouvernement libéral-démocrate dirigé par Sanae Takaichi, vise à garantir la continuité de la famille impériale, connue sous le nom de kozoku.
La Première ministre a exprimé son émotion suite à cette adoption, déclarant : « Nous avons adopté une loi qui était à l’étude depuis de longues années. Je suis émue d’avoir réalisé cette réforme », comme rapporté par le quotidien Sankei Shimbun.
Cette nouvelle législation introduit deux changements significatifs. Premièrement, elle permet aux femmes issues de la famille impériale de conserver leur statut royal après leur mariage, alors qu’auparavant, elles devaient quitter le cercle familial en épousant une personne non issue de la royauté. Deuxièmement, elle autorise certains membres de la famille à adopter des enfants, mais ceux-ci doivent être des descendants mâles de l’une des onze branches lointaines de la kozoku, avec un lien de filiation avec un empereur du côté paternel, appelé « lignée masculine ».
Malgré ces avancées, la possibilité d’une impératrice reste exclue, soulignant la persistance des traditions patriarcales au sein de la famille impériale japonaise.
Source : Jiji Tsushin, Sankei Shimbun.
