Xi Jinping dévoile sa vision de l’intelligence artificielle lors de la World AI Conference à Shanghai
Le président chinois Xi Jinping a prononcé un discours marquant lors de l’ouverture de la World AI Conference (WAIC) à Shanghai, où il a présenté sa vision de l’intelligence artificielle (IA). Pour la première fois à cet événement, Xi a adopté un ton collaboratif, plaidant pour une approche éthique et partagée de la technologie.
Dans son allocution, il a déclaré : « Le développement de l’IA ne doit pas être l’œuvre exclusive d’un seul pays, mais une symphonie de coopération internationale ». Il a également souligné l’importance d’une approche « centrée sur l’humain » pour garantir que cette révolution technologique profite à tous, notamment aux pays en développement. En signe d’engagement, la Chine a annoncé qu’elle offrirait 5 000 opportunités de formation en IA dans ces régions.
Comparant l’impact de l’IA à celui de la machine à vapeur, Xi a appelé à la mise en place de réglementations strictes et de systèmes d’alerte pour s’asr que l’IA reste sous contrôle humain, évitant ainsi des scénarios de perte de contrôle.
Tensions avec Washington
Sans mentionner explicitement les États-Unis, Xi a critiqué « l’extension abusive du concept de sécurité nationale », qui vise à « placer la sécurité d’un pays au-dessus de celle des autres », en référence à l’embargo technologique imposé par Washington. Ce dernier prive la Chine de l’accès aux puces d’IA les plus avancées.
En se présentant comme le champion du partage technologique, Xi tente de positionner les États-Unis comme des acteurs isolationnistes. À l’approche de la conférence, Pékin a également annoncé la création de la World AI Cooperation Organization (WAICO), une initiative regroupant 29 pays signataires, visant à contrer l’alliance technologique Pax Silica, mise en place par l’administration Trump.
Rivalité technologique
Malgré les sanctions américaines, les entreprises chinoises continuent de rivaliser avec la Silicon Valley. La startup Moonshot AI a récemment lancé son modèle Kimi K3, concurrent direct d’OpenAI et d’Anthropic. Parallèlement, Huawei a présenté son supercalculateur Atlas 950 SuperPoD, conçu pour entraîner des IA géantes sans avoir besoin de processeurs américains.
La Chine mise sur des modèles ouverts et accessibles, une stratégie qui commence à porter ses fruits, avec des entreprises occidentales comme Siemens intégrant ces technologies dans leurs processus, tandis que les États-Unis cherchent à limiter l’accès étranger à leurs modèles les plus puissants.
Les développements récents illustrent la détermination de la Chine à renforcer sa position dans la course à l’IA, tout en promouvant un cadre de coopération internationale.
Source : Presse Citron
