Parkinson : une simple larme pourrait révéler la maladie grâce à ce nouveau capteur

Parkinson : Une simple larme pourrait révéler la maladie grâce à ce nouveau capteur

Des chercheurs brésiliens ont mis au point un capteur capable de mer le taux de dopamine dans le liquide lacrymal, sans nécessité de prélèvements sanguins. Cette innovation, détaillée dans une étude publiée dans la revue ACS Omega, pourrait simplifier la surveillance de certaines maladies neurologiques, dont la maladie de Parkinson.

Un capteur en graphène pour mer la dopamine

La dopamine est un neurotransmetteur essentiel dans le contrôle des mouvements, l’apprentissage, la motivation et la régulation des émotions. Dans la maladie de Parkinson, les neurones responsables de sa production se dégradent progressivement.

L’équipe de l’Université fédérale de Pelotas a conçu un capteur électrochimique de la taille d’un timbre-poste. Grâce à un laser, les chercheurs ont modifié la surface d’une fine feuille de plastique pour créer une structure de carbone conducteur proche du graphène. Cette surface poreuse permet un contact optimal avec les molécules présentes dans les larmes.

Pour accroître la sensibilité du capteur, du nickel et de l’urée ont été ajoutés, augmentant ainsi la taille des pores. Lorsqu’une quantité de dopamine se dépose sur le capteur, une réaction chimique libère des électrons, convertis en un signal électrique. Plus la concentration de dopamine est élevée, plus le signal est intense.

Des résultats très précis dans des larmes artificielles

Les chercheurs ont testé le capteur en ajoutant différentes quantités de dopamine à une solution mimant les larmes humaines. Le dispositif a pu détecter des concentrations très faibles, jusqu’à 17,86 nanomoles par litre, avec un taux de récupération variant entre 99,7 % et 100,1 %. Ces résultats montrent une grande précision dans la me de la dopamine, même en présence d’autres substances normalement présentes dans les larmes, telles que le glucose et l’urée.

Lucas Minghini Gonçalves, coauteur de l’étude, a précisé que « notre capteur peut détecter la dopamine depuis des concentrations très inférieures au niveau de référence chez une personne en bonne santé jusqu’à des niveaux trois fois supérieurs ».

Les chercheurs envisagent maintenant d’effectuer des études sur des larmes humaines et de développer un appareil utilisable directement au chevet des patients, une étape cruciale pour déterminer si cette technologie peut devenir un outil de dépistage ou de suivi clinique.

Source : ACS Omega

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