À qui profitera la nouvelle loi électorale italienne ?
La Chambre des députés italienne a récemment approuvé une réforme électorale qui pourrait transformer le paysage politique du pays. La ministre des Réformes institutionnelles, Elisabetta Casellati, a déclaré que cette loi, surnommée “Stabilicum”, vise à asr un gagnant clair lors des élections, permettant ainsi à la coalition élue de former un gouvernement stable.
Actuellement, le mode de scrutin en vigueur, connu sous le nom de “Rosatellum”, combine des éléments proportionnels et majoritaires. En revanche, le “Stabilicum” introduit un système proportionnel avec une “prime de majorité” de 105 sièges pour la coalition qui obtient au moins 42 % des voix. Cette prime est conçue pour garantir une majorité dans les deux chambres du Parlement.
Si le Sénat approuve la réforme, celle-ci devrait entrer en vigueur avant l’automne 2027, période à laquelle Giorgia Meloni, actuelle Première ministre, pourrait se représenter.
Un des changements notables est l’obligation pour les partis d’une coalition de désigner un candidat commun au poste de Premier ministre, un processus qui était souvent sujet à des négociations postélectorales. Ce nouveau cadre vise à renforcer la responsabilité au sein des alliances politiques.
Cependant, la réforme suscite des critiques. Le quotidien La Repubblica souligne que le centre droit, actuellement crédité de 43 % des intentions de vote, pourrait bénéficier de cette loi, d’autant plus que la prime de majorité pourrait permettre à la coalition gagnante d’atteindre un nombre de sièges suffisant pour élire le président de la République, ce qui soulève des inquiétudes quant à la représentation démocratique.
En résumé, la nouvelle loi électorale italienne pourrait favoriser la coalition actuelle, tout en suscitant des débats sur la démocratie et la représentation au sein du pays.
Source : Corriere della Sera, La Repubblica, RAI
