Mort de Claude Halmos, psychanalyste spécialiste de l’enfance

Mort de Claude Halmos, psychanalyste spécialiste de l’enfance

Claude Halmos, psychanalyste reconnue pour son expertise en matière d’enfance, est décédée le 9 juillet 2026 à l’âge de 80 ans, victime d’un arrêt cardiaque. La nouvelle de son décès a été annoncée le 16 juillet par le magazine Psychologies, où elle collaborait depuis de nombreuses années.

Collaboratrice du magazine Psychologies et intervenante fréquente dans les médias, Claude Halmos avait également travaillé aux côtés de la célèbre psychanalyste Françoise Dolto, notamment dans des institutions comme la pouponnière d’Antony. Dans un hommage publié sur son site, Psychologies a souligné : « Depuis vingt-huit ans, Claude Halmos répondait aux questions que lui posaient les lecteurs et lectrices de notre journal. Par ses mots, mais également par sa pratique de psychanalyste, elle a aidé un nombre inimaginable de gens à comprendre qu’ils avaient le droit de parler de leur souffrance. »

Claude Halmos a été inhumée le 12 juillet, conformément à ses dernières volontés, qui stipulaient que sa mort ne devait pas être rendue publique avant l’enterrement. Violaine Gelly, journaliste et proche collaboratrice, a confirmé cette information à l’AFP.

Elle a été une voix influente sur la radio publique France Info, où elle a animé les chroniques Savoir être de 2007 à 2016 et C’est dans ma tête de 2016 à 2022. À la télévision, elle a été chroniqueuse dans l’émission La Grande Famille sur Canal+ dans les années 1990. Agnès Vahramian, directrice de France Info, a exprimé ses condoléances, notant que Claude Halmos a apporté une pédagogie, une rigueur et une empathie remarquables à son audience.

Formée à la psychanalyse par Jacques Lacan, Claude Halmos a consacré sa carrière à l’enfance. Violaine Gelly a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas la réduire à l’image d’une « psy des enfants », même si ceux-ci ont toujours été au cœur de son travail.

Originaire d’une famille juive hongroise, une partie de ses proches a péri durant la Shoah. En 2012, elle a obtenu le droit d’accoler à son nom celui de sa famille d’origine, Rosenthal, abandonné par son grand-père face à la montée de l’antisémitisme.

Cette figure emblématique de la psychanalyse laisse un héritage significatif dans le domaine de la psychologie de l’enfance.

Source : Télérama, avec AFP

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