Le Sénat inflige une sanction rarissime à la sénatrice Christine Herzog après un harcèlement moral
Le 16 juillet, le Sénat a décidé de sanctionner la sénatrice Christine Herzog pour des faits de harcèlement moral, une me exceptionnelle au sein de la chambre haute. Cette cen avec exclusion temporaire a été prononcée à l’unanimité par le Bureau du Sénat, qui s’inquiète également d’un potentiel détournement de fonds publics.
Christine Herzog, élue de Moselle et membre du groupe Union centriste, sera interdite d’accès au Palais du Luxembourg pendant 15 jours de séance publique et devra suivre une formation pour « mieux exercer ses fonctions d’employeur ». De plus, elle sera privée de l’essentiel de ses indemnités pendant six mois, représentant une perte salariale d’environ 32 000 euros.
Cette sanction fait suite à un signalement d’une de ses collaboratrices, qui a été en arrêt maladie depuis le printemps. L’enquête disciplinaire a révélé des faits allant au-delà du harcèlement, notamment le fait que la sénatrice aurait permis à son compagnon d’exercer une autorité sur ses collaborateurs, créant ainsi une surcharge de travail pour l’une d’entre eux.
Le Comité de déontologie du Sénat a également mis en lumière des accusations selon lesquelles ce compagnon aurait utilisé des ressources du Sénat pour des projets personnels, y compris la collecte de parrainages pour François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine (UPR), en vue des élections présidentielles.
Le groupe Union centriste a déclaré prendre acte de la décision du Bureau, tout en précisant ne disposer que d’informations fragmentaires concernant la procédure en cours.
Source : AFP
