« C’est une très bonne nouvelle » : la compagnie d’assurance condamnée à verser plus de 3,4 millions d’euros à Menton pour les dégâts du musée Jean Cocteau
Le tribunal administratif de Nice a ordonné à la SMACL Assurances de verser plus de 3,4 millions d’euros à la commune de Menton, suite aux dommages causés au musée Jean Cocteau par la tempête Adrian en 2018. Cette décision met fin à plusieurs années de litige entre la ville et son asur, qui a été reconnu responsable des dégâts.
Le musée, emblématique du front de mer, avait subi d’importantes inondations, rendant le site inutilisable. Bien que près de 90 % des œuvres aient été sauvées, le bâtiment est resté fermé depuis cet incident. La somme de 3,4 millions d’euros inclut des intérêts au taux légal depuis mai 2020, ainsi que des frais d’expertise d’environ 90 000 euros et 1 500 euros pour les frais juridiques.
Alexandra Masson, maire (RN) de Menton, a exprimé sa satisfaction face à cette décision, la qualifiant de « très bonne nouvelle » dans un contexte où les devis pour la reconstruction s’élevaient entre 7 et 8 millions d’euros.
Le tribunal a fondé sa décision sur les conclusions d’une expertise judiciaire, qui a établi que le coup de mer, causé par la tempête, était l’origine exclusive des dégâts. De plus, il a rejeté les arguments de la SMACL qui tentaient de contester l’application de la garantie catastrophe naturelle en raison de la localisation du musée.
La commune avait initialement estimé les réparations à plus de quatre millions d’euros, mais l’asur avait proposé une indemnisation bien inférieure. Ce contentieux a donc perduré, la ville réclamant en justice une somme supérieure à trois millions d’euros pour la réhabilitation du musée.
Après le jugement, la SMACL a déclaré qu’elle « prenait acte » de la décision, tout en indiquant qu’elle contesterait certains éléments, notamment l’absence de prise en compte d’autres facteurs ayant contribué au sinistre.
Menton vise désormais la réouverture du musée Jean Cocteau, considéré comme un équipement culturel essentiel. Des discussions sont en cours avec l’architecte pour reprendre le projet de reconstruction, et les services de l’État collaborent avec la ville pour organiser cette réhabilitation. Toutefois, une réouverture ne pourra intervenir avant plusieurs années, en fonction des choix techniques et de l’avancement des travaux.
Source : France 3
