Gel douche, médicaments, cosmétiques : ce qu’une chercheuse révèle sur ces substances omniprésentes

Gel douche, médicaments, cosmétiques : les révélations sur les polyéthylènes glycols

Dans les produits de soin quotidiens tels que les gels douche et les shampoings, des substances comme les polyéthylènes glycols (PEG) sont fréquemment présentes. Ces molécules, identifiées par des noms tels que « PEG-40 » ou « PEG-120 », sont également utilisées dans divers lubrifiants, crèmes hydratantes, gels hydroalcooliques, ainsi que dans certains médicaments et vaccins.

Les PEG, qui se mélangent à la fois à l’eau et aux graisses, sont prisés pour leur capacité à émulsifier, dissoudre et stabiliser les mélanges eau/huile. Leur coût modéré et leur facilité de production en font des ingrédients courants dans de nombreux produits.

Cependant, dans un article publié par la professeur Oksana Krupka de l’Université d’Angers, il est souligné que ces molécules, longtemps considérées comme inertes, pourraient avoir des effets néfastes sur la santé et l’environnement. Bien que leur utilisation soit répandue, leurs effets écotoxicologiques demeurent peu étudiés. Éliminées par voie rénale, elles peuvent persister dans les milieux aquatiques. De plus, leur fabrication génère des sous-produits potentiellement toxiques, tels que l’oxyde d’éthylène et le 1,4-dioxane, même si ces substances ne sont théoriquement pas présentes dans les produits finis.

Les PEG peuvent également induire des réponses immunitaires dans de rares cas, se traduisant par des réactions allergiques sévères, y compris des chocs anaphylactiques.

Face à ces préoccupations, des alternatives commencent à émerger. Les poly(2-oxazolines), ou « POx », pourraient offrir des propriétés similaires tout en étant moins susceptibles de provoquer des réactions indésirables. Ces molécules, bien que moins couramment utilisées jusqu’à présent en raison de procédés de synthèse moins standardisés, montrent un potentiel prometteur dans les domaines de la vaccination et des traitements anticancéreux.

Ainsi, la recherche sur des alternatives plus sûres aux PEG pourrait transformer l’industrie cosmétique et pharmaceutique, tout en répondant aux préoccupations croissantes concernant la santé publique et l’environnement.

Source : The Conversation.

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