Affaire Jubillar : « Pour moi c’est une libération »
Jeudi 16 juillet, des ossements ont été trouvés à Mailhoc (Tarn), à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où avait disparu Delphine Jubillar, dix jours après les aveux de Cédric concernant la disparition de sa femme. Dans le Tarn, où vivait le couple, le soulagement règne.
Le dénouement d’une des plus grandes affaires criminelles de ces dernières années ? Ce jeudi 16 juillet, des ossements non identifiés ont été découverts à Mailhoc dans le Tarn, commune située à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines. C’est là que vivaient Cédric et Delphine Jubillar jusqu’à la disparition de cette dernière dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de sa compagne alors qu’il niait les faits, Cédric Jubillar a reconnu son implication dans la disparition de sa femme le 6 juillet dernier. Dix jours après ses aveux, le peintre plaquiste a été extrait de sa cellule de la prison de Seysses (Haute-Garonne) pour guider les enquêteurs, qui ont donc trouvé des ossements, pour l’heure non identifiés.
Cette nouvelle est vécue comme un véritable soulagement dans la région. « Pour moi c’est une libération, vraiment. Je pensais beaucoup à cette pauvre femme, je sais que l’on n’en retrouve pas beaucoup. Je suis très heureuse qu’on l’ait retrouvée ! Pour la famille, pour les enfants, elle va enfin reposer dans un cimetière », confie une habitante d’Albi.
Le couple avait deux enfants aujourd’hui âgés de 7 et 12 ans. Ils vont peut-être enfin connaître la vérité après tant d’années. « Je pense aux enfants. Ça leur permet de concrétiser, d’avoir un espace, un lieu de recueillement. C’est surtout pour eux au final que c’est intéressant de savoir, d’avoir une réponse », livre une autre Albigeoise. « Je ne m’attendais pas à ce qu’il avoue, je pensais que ça ne se ferait jamais et que ça resterait dans le mystère et l’incompréhension. Mais tant mieux quelque part, c’est une bonne fin, en tout cas plus correcte pour les enfants et la famille. »
Reste à savoir pourquoi Cédric Jubillar a attendu tant de temps avant de faire ses aveux. Pour ce Tarnais, cela ne fait aucun doute. « Je pense que ses nouveaux avocats lui ont expliqué qu’il avait tout intérêt à faire des aveux, parce que de toute façon, il avait été condamné pour le meurtre de sa femme, et que s’il voulait espérer faire moins de 30 ans de prison, il avait tout intérêt à faire des aveux. »
L’identification des os devrait bientôt être effectuée. En attendant, ces nouveaux rebondissements devraient contraindre la justice à reporter le procès en appel de Cédric Jubillar prévu le 21 septembre 2026 à Toulouse.
Source : France 3 Régions
