Canicules, sécheresse, incendies : le moral au plus bas dans les exploitations françaises, alerte la FNSEA
Sans eau, les cultures sont compromises, voire anéanties, et les animaux privés de nourriture. La chaîne agricole, fragilisée par l’épisode climatique, subit également la hausse des prix des engrais alors que les prix agricoles sont au plus bas, expose le premier syndicat agricole français.
Le 16 juillet 2026, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a déclaré que « le moral est au plus bas dans les exploitations françaises ». La sécheresse, les canicules et des incendies d’une intensité exceptionnelle plongent le monde agricole dans une situation critique. « C’est une catastrophe dans les exploitations françaises », a-t-il ajouté.
Cette crise touche l’ensemble des filières. Rousseau a souligné que « c’est extrêmement difficile pour les agriculteurs qui, quelle que soit leur production végétale ou animale, doivent trouver les conditions pour poursuivre leur activité ». Selon lui, cet épisode climatique est sans précédent : « Le changement climatique nous a imposé de nous adapter depuis des années. Mais cet épisode que nous vivons est exceptionnel. »
Les premières estimations indiquent des pertes importantes, notamment dans la filière laitière, avec une baisse de « 20 à 30% de production ». Dans certaines zones, les cultures sont totalement compromises. « À certains endroits, le maïs ne sera pas récolté, ce sera zéro », s’inquiète Rousseau. Très dépendant de l’eau, le maïs est particulièrement touché, fragilisant ainsi toute la chaîne agricole. « Quand vous n’avez pas de maïs, cela signifie que vous ne nourrissez pas vos animaux et que vous n’êtes pas capables d’avoir de revenus », a-t-il précisé.
À ces difficultés s’ajoute la hausse des prix des engrais, en augmentation d’environ 30% depuis le début de l’année, alors que les prix agricoles restent au plus bas. Face à cette situation, le gouvernement a annoncé une aide d’environ 150 millions d’euros, qui devrait entrer en vigueur à partir du 1er août. Rousseau a exprimé l’espoir que cette aide puisse concerner le plus grand nombre et être efficace.
Les représentants agricoles appellent maintenant à un dialogue renforcé avec l’État. « Nous avons besoin de pouvoir échanger avec les pouvoirs publics sur la manière de rebondir après cet épisode », a-t-il conclu.
Source : Franceinfo
