Malgré la guerre au Moyen-Orient, les entreprises continuent de miser sur l’exportation
Une étude conjointe de la Fabrique de l’exportation et d’Euroconsulting Group révèle que, malgré le conflit en cours dans le détroit d’Ormuz, les entreprises, qu’il s’agisse de grands groupes ou de PME, maintiennent leur stratégie d’exportation tout en l’adaptant.
Le contexte géopolitique mondial a été profondément perturbé ces quatre dernières années, marqué par la hausse des droits de douane, le conflit en Ukraine et la crise actuelle dans le détroit d’Ormuz. L’instabilité est devenue une donnée quotidienne pour les dirigeants d’entreprises, mais cela n’a pas entravé leurs ambitions d’internationalisation.
Selon l’étude menée début juillet, sur les 400 entreprises interrogées, majoritairement implantées en France, 58% génèrent plus de la moitié de leur chiffre d’affaires à l’international. De plus, 76% des dirigeants affirment avoir une forte volonté de développement à l’international.
Les principaux marchés identifiés par les entreprises sont l’Europe (58%) et l’Asie (52%), tandis que le Moyen-Orient se classe au quatrième rang, devancé par l’Amérique du Nord. Les dirigeants français subissent cependant les conséquences du contexte international, avec 75% d’entre eux affirmant ressentir les impacts, un chiffre qui grimpe à 85% pour les grands groupes.
Les enjeux sont variés, touchant à la stratégie, aux finances et à la logistique. L’augmentation des coûts de production de l’énergie est citée par 64% des dirigeants comme un sujet préoccupant, tandis que 48% soulignent la complexité accrue de la logistique et de l’accès aux matières premières.
Cette étude met en lumière la résilience des entreprises face à un environnement international incertain, tout en soulignant les défis qu’elles doivent surmonter pour continuer à croître.
Source : Fabrique de l’exportation et Euroconsulting Group.
