Vous voulez que je vende un de mes organes pour payer ?

Depuis le 11 avril dernier, Stéphanie Laurencé, 41 ans, mère de trois enfants âgés de huit, cinq et vingt mois, se retrouve sans voiture dans le quartier des Minimes à Toulouse. Ce jour-là, un commissaire de justice a fait enlever son véhicule, une Dacia Sandero Stepway, en raison d’une dette de crédit à la consommation datant de 2006, qu’elle affirme n’avoir jamais contractée. Sans moyen de transport pour se rendre à son travail d’adjointe administrative ni pour accompagner son fils aîné à ses rendez-vous médicaux, elle craint de perdre son emploi et a lancé une cagnotte en ligne pour tenter de récupérer son véhicule avant qu’il ne soit vendu.

Un matin d’avril, Stéphanie découvre que sa voiture a disparu. « J’ai eu un coup de sang, j’ai eu peur, je me suis dit qu’on me l’avait volée », se remémore-t-elle. Un avis, trouvé dans sa boîte aux lettres, l’informe que son véhicule a été transporté dans un garage pour une dette de 2 477 euros. Selon Stéphanie, cette dette ne correspond pas à sa situation financière de l’époque, alors qu’elle était étudiante à Paris, sans revenus suffisants pour contracter un prêt.

Sans voiture, le quotidien de Stéphanie devient un véritable parcours d’obstacles. Elle travaille à temps partiel pour un salaire de 1 100 euros par mois et doit jongler entre les transports en commun pour déposer ses enfants et se rendre au travail. Son aîné suit des séances d’orthophonie et de psychomotricité, tandis que son cadet vient d’être opéré des amygdales.

Séparée d’un ex-compagnon qui ne lui verse aucune pension alimentaire, Stéphanie se retrouve également en difficulté financière. Son contrat de travail, renouvelable, pourrait s’achever en septembre.

Le 18 juin, malgré une requête déposée pour contester l’immobilisation de son véhicule, celui-ci est transféré vers une entreprise spécialisée pour une éventuelle vente aux enchères. Les frais d’enlèvement et de gardiennage continuent de s’accumuler, atteignant 1 314 euros au 1er juillet. Stéphanie a récemment obtenu une aide juridictionnelle à 100 % et continue de rembourser le crédit de sa voiture. Elle compte sur sa cagnotte en ligne pour tenter de récupérer son véhicule.

Source : La Dépêche

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *