Licenciement d’un mécanicien jugé abusif : la justice ordonne une réintégration ou une indemnité
Un mécanicien espagnol a remporté une victoire judiciaire contre son ancien employeur, la Haute Cour de justice du Pays basque ayant jugé que son licenciement disciplinaire était excessif. Bien que l’entreprise ait signalé plusieurs dizaines de retards et une baisse de performance, la cour a estimé que la sanction était inappropriée.
Contexte factuel
Employé depuis le 15 juin 2015, le mécanicien avait reçu un avertissement écrit le 20 mars 2025 pour quarante-huit retards, dont seize dépassant cinq minutes. Malgré cela, il a continué à accumuler des retards, avec quinze incidents supplémentaires entre le 21 mars et le 23 mai 2025. Son licenciement a été prononcé le 30 mai 2025, basé sur ces retards et une prétendue diminution de ses performances.
Données ou statistiques
Selon la Haute Cour, la plupart des retards étaient de deux à quatre minutes et aucun ne dépassait dix minutes. Les juges ont souligné que le licenciement doit être réservé à des situations de gravité particulière, prenant en compte l’ancienneté du salarié dans l’entreprise.
Conséquence directe
La cour a déclaré le licenciement abusif, contraignant l’entreprise à choisir entre la réintégration du mécanicien avec le paiement des salaires dus ou le versement d’une indemnité de 27 412,53 euros.
Source : Noticias Trabajo, La Dépêche.
