Abandon définitif du projet Exalia pour le site chimique de Vencorex
Le projet Exalia, qui visait à relancer certaines activités du site chimique de Vencorex, non cédées au groupe chinois Wanhua, a été officiellement abandonné, ont annoncé mardi les porteurs du projet, Séverine Dejoux et Olivier Six. Ils soulignent que la responsabilité incombe au « cadre procédural » et à sa « rigidité » telle que revendiquée par le liquidateur judiciaire.
L’initiative, mise en place l’an dernier après le rachat d’une partie de Vencorex par Wanhua pour 1,2 million d’euros, avait pour objectif de reprendre les activités non cédées, visant à produire de manière décarbonée de l’acide chlorhydrique, de la soude et du chlore liquide pour l’industrie et l’agroalimentaire. Le projet, soutenu par d’anciens salariés et des acteurs locaux, prévoyait la création de plus de 250 emplois directs à court terme.
Cependant, le 24 mars dernier, le tribunal des activités économiques de Lyon a rejeté l’offre des repreneurs et validé la cession des installations de la plateforme chimique à un ferrailleur. Les porteurs du projet expriment leur « profond sentiment de révolte, d’amertume et d’immense gâchis », qualifiant cet échec de « drame humain, industriel et stratégique ».
Bercy a salué l’engagement des porteurs du projet, affirmant que l’État reste mobilisé et que d’autres projets sont en cours d’exploration pour l’avenir industriel de la plateforme de Pont-de-Claix. Les porteurs du projet appellent à une réforme du cadre procédural, affirmant que celui-ci ne doit pas être le « fossoyeur de notre souveraineté industrielle ».
Source : BFM TV
