Dysfonctionnements dans le traitement des signalements concernant Jérôme Barella
Le ministère de la Justice a publié, jeudi, un deuxième rapport d’inspection sur l’affaire Lyhanna, abordant notamment le traitement des signalements émis par deux mineures à propos de Jérôme Barella. Ces dénonciations ont été faites en février, au sujet des comportements de Barella lors d’une soirée pyjama.
Ce rapport, rédigé par l’Inspection générale de la Justice (IGJ) et l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), met en lumière des défaillances dans la gestion des accusations de viol sur mineure portées contre Barella, signalées pour la première fois en octobre 2022 à Béthune. Ces accusations avaient été classées sans suite en 2024, en raison d’un manque de moyens et de délais jugés excessifs.
Les inspecteurs ont également examiné les dysfonctionnements liés aux signalements de protection de l’enfance. En effet, un travailleur social avait rédigé une information préoccupante le 10 février, suite aux déclarations d’une mineure. Celle-ci a décrit des gestes déplacés de la part de Barella, mais le parquet d’Auch n’a jamais reçu cette note, en raison d’un problème technique lié à un filtre anti-spam.
Les enquêteurs soulignent que ce dysfonctionnement n’avait jamais été identifié auparavant, et que les magistrats du parquet d’Auch n’avaient pas été alertés sur l’absence de réponse à ce courriel. En outre, une deuxième mineure, également témoin des faits, a confirmé ses déclarations, mais l’alerte n’a été transmise qu’au jour de la découverte du corps de Lyhanna.
Le pré-rapport indique que la réception de ces signalements aurait pu permettre au parquet d’évaluer le risque encouru par les mineures et de reconsidérer le traitement de la procédure en cours, notamment concernant d’autres accusations de viol liées à Barella.
Cette situation soulève des questions essentielles sur la gestion des signalements de violences sexuelles sur mineurs et les procédures judiciaires associées.
Source : Franceinfo.
