Des « traîtres » dans sa majorité : en Italie, Giorgia Meloni fragilisée par un nouveau camouflet
Giorgia Meloni, Première ministre italienne, a subi un revers politique significatif le 14 juillet, lorsque la Chambre des députés a rejeté un amendement clé de sa réforme électorale. Ce vote, qui s’est soldé par 188 voix contre 187, a révélé des fiss au sein de sa coalition. L’amendement visait à instaurer un scrutin proportionnel avec une prime majoritaire pour la coalition gagnante, mais a été rejeté malgré le soutien initial des alliés de Meloni, la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia d’Antonio Tajani.
La réforme électorale, qui se destine à garantir une majorité plus stable aux élections générales de 2027, a été compromise par un aspect controversé concernant la possibilité pour les électeurs de choisir directement des candidats au sein d’une liste. Meloni a exprimé sa déception sur les réseaux sociaux, qualifiant le vote d’ »occasion manquée pour les Italiens » et dénonçant un système où, selon elle, « le marécage a encore gagné ».
La défection d’un certain nombre de députés a conduit à une chasse aux « dissidents » au sein de la coalition. Des responsables politiques ont signalé qu’environ une trentaine de parlementaires auraient contrevenu aux consignes, ce qui a suscité des accusations de trahison. Certains médias italiens ont même évoqué des références historiques à des figures considérées comme traîtres, comme Pietro Badoglio, maréchal du régime fasciste.
Les tensions se sont intensifiées entre les partenaires de la coalition, chacun cherchant à attribuer la responsabilité de ce camouflet. Alors que la Ligue a nié toute implication dans la défaite, Meloni fait face à une opposition grandissante qui appelle à sa démission, l’accusant de vouloir manipuler les règles électorales à son avantage.
Ce revers s’ajoute à une série de défis pour Meloni, déjà fragilisée par l’échec d’un référendum sur la réforme de la justice en mars dernier. Les sondages actuels ne lui garantissent pas une victoire assurée en 2027, et des spéculations autour d’une dissolution anticipée du Parlement circulent. Malgré cela, la Chambre des députés a approuvé sa réforme contestée, qui doit maintenant être soumise au Sénat.
Source : L’Express