La Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales
Les autorités chinoises ont exprimé leur opposition à un projet de loi américain récemment soutenu par la Maison Blanche, qui pourrait imposer des droits de douane allant jusqu’à 100 % contre les principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, dont la Chine fait partie. Ce mercredi 15 juillet, la Chine a déclaré qu’elle était « fermement opposée » à ces sanctions potentielles, qui visent spécifiquement les acheteurs de pétrole russe.
Quatre élus républicains et démocrates au Sénat ont annoncé avoir reçu l’accord de la Maison Blanche pour avancer avec ces nouvelles sanctions, qui avaient été auparavant bloquées par le président américain. La version actualisée de ce texte devrait être dévoilée prochainement.
Lin Jian, porte-parole de la diplomatie chinoise, a affirmé lors d’une conférence de presse : « La Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent sur aucun fondement en droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité de l’ONU. » La Chine, en tant qu’un des principaux acheteurs de pétrole russe, a accusé Washington de pratiquer une politique de « deux poids, deux mes » et d’user de « coercition ». Pékin a indiqué qu’il « prendra toutes les mes nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes de ses entreprises et de ses citoyens ».
Ce projet de loi américain a été initié par le sénateur républicain Lindsey Graham, décédé subitement le 11 juillet dernier. Si le texte est adopté, il conférerait à Donald Trump le pouvoir d’imposer des droits de douane et des sanctions aux pays continuant d’acheter des hydrocarbures russes, une source de revenus cruciale pour Moscou.
Dans sa dernière version, le projet de loi prévoit des droits de douane maximum de 100 % pour les cinq principaux clients de la Russie, comme le rapporte l’agence Reuters. Il existe cependant une exception pour le Japon et les pays européens, dont la France, qui continuent d’importer d’importantes quantités de gaz russe avant un arrêt définitif prévu d’ici fin 2027.
Ce développement intervient alors que Donald Trump semble de plus en plus frustré par l’incapacité de Moscou à négocier une fin à la guerre en Ukraine, qui a débuté avec l’invasion du pays par la Russie en 2022. Bien que le soutien bipartisan au projet de loi soit fort, l’adoption rapide de celui-ci n’est pas garantie, et la Maison Blanche n’a pas encore commenté publiquement l’accord.
(Source : BFM TV)
