Guerre en Ukraine : la Bulgarie claque la porte de la Coalition des volontaires – L'Express

Guerre en Ukraine : la Bulgarie claque la porte de la Coalition des volontaires

La Coalition des volontaires, qui soutient l’Ukraine dans sa lutte contre la Russie, perd un de ses 37 membres. Le mardi 14 juillet, le nouveau Premier ministre bulgare, Rumen Radev, a annoncé le retrait de son pays de cette alliance principalement composée de pays européens. Lors d’une conférence de presse à Paris, Radev a déclaré qu’Emmanuel Macron l’avait personnellement invité à poursuivre la participation bulgare, mais il a précisé que ce n’était pas « la place de la Bulgarie ».

Ce changement de cap n’est pas surprenant. Rumen Radev, ancien président, est revenu au pouvoir en tant que Premier ministre en avril 2023, après avoir remporté les élections législatives anticipées. Il affiche une position ambivalente envers la Russie, prônant le dialogue avec Vladimir Poutine plutôt qu’un soutien militaire à l’Ukraine. Son prédécesseur, Rossen Jeliazkov, issu du parti pro-européen GERB, avait décidé de rejoindre la coalition à sa création en 2025.

Le 9 juin, Dimitar Stoyanov, le nouveau ministre de la Défense, avait déjà annoncé que la Bulgarie cesserait de fournir des armes à l’Ukraine, tout en précisant que les ventes commerciales d’armes continueraient. Depuis le début de l’invasion russe en 2022, la Bulgarie était devenue un fournisseur clé d’armes et de munitions pour les forces ukrainiennes.

La Bulgarie veut un dialogue « pragmatique » avec la Russie

Depuis son accession au pouvoir, Rumen Radev a réaffirmé que la guerre ne pouvait être gagnée militairement. Il a même qualifié la cause ukrainienne de « condamnée ». À Paris, il a déclaré : « Nous ne faisons pas partie d’une coalition qui insiste pour poursuivre l’aide financière et militaire à l’Ukraine. » Radev estime que la solution réside dans une forte mission diplomatique.

Le Premier ministre a également souligné l’engagement de la Bulgarie dans les processus décisionnels de l’OTAN et de l’Union européenne. Il a défendu la volonté de son pays d’imposer son veto à un train de sanctions de l’UE contre la Russie, notamment concernant l’inclusion du patriarche orthodoxe russe Kirill sur la liste des personnes sanctionnées. « Il n’y a rien de mal à ce qu’un pays défende son intérêt national dans un cadre collectif », a-t-il justifié.

Rumen Radev a rejeté les accusations selon lesquelles il adopterait la position de la Russie dans ce conflit, affirmant cependant sa volonté de maintenir des relations « pragmatiques » avec le Kremlin.

Source : L’Express

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