L’Horeca bruxellois menace de ne plus servir les élus politiques : « Le contrat est rompu »
L’Horeca bruxellois exprime son mécontentement croissant envers les élus politiques, évoquant la possibilité de ne plus servir ces derniers. Dans une lettre ouverte, le président d’Horeca Brussels, Matthieu Léonard, déclare que le secteur a respecté ses engagements de transparence en échange de soutiens gouvernementaux, mais affirme que ces contreparties ne sont plus respectées.
Contexte factuel
Depuis l’instauration du Système de Contrôle Électronique (SCE) en 2016, l’Horeca a accepté des mes de traçabilité et de contrôle, en espérant recevoir des bénéfices tels qu’une TVA réduite sur les repas et des réductions de cotisations sociales. Cependant, Léonard souligne que ces avantages sont en train de disparaître, alors que les contraintes se multiplient. Il critique également le coût de la nouvelle caisse blanche, la suppression de la réduction ONSS pour les « groupes cibles », et l’absence de réforme de la TVA.
Données ou statistiques
Le secteur Horeca représente environ 55 000 entreprises, 160 000 salariés et contribue à hauteur de 12 milliards d’euros annuellement à la collectivité. Actuellement, les marges bénéficiaires des établissements ne dépassent souvent plus 3 à 5 %, malgré une fréquentation parfois complète des salles.
Conséquence directe
Léonard précise que les restaurateurs se sentent à bout, confrontés à un paradoxe où ils nourrissent les autres tout en étant eux-mêmes en difficulté. Il appelle donc le gouvernement à replacer l’Horeca au cœur des discussions budgétaires, soulignant l’importance vitale de ce secteur pour l’économie.
L’ensemble du courrier est disponible sur le site de la Fédération Horeca Bruxelles.
Source : La Libre Belgique