Pandora : une ascension fulgurante sur le marché des télécommunications
« C’est dans la crise qu’il faut investir. » Cette maxime, Julien Kerlouët, le P.-D.G du groupe rennais Pandora, l’a parfaitement intégrée. Dans un secteur des télécommunications et de l’informatique en pleine mutation, l’entreprise qu’il dirige connaît une croissance rapide. Entre 2019 et 2025, son chiffre d’affaires a explosé, passant de 3,8 millions d’euros à plus de 80 millions d’euros, avec un objectif ambitieux de 100 millions d’euros d’ici 2027. La clé de ce succès réside dans une stratégie alliant croissance interne et acquisitions, permettant à Pandora de répondre aux divers besoins de ses clients tout en proposant des prix compétitifs.
Fondée en 2011, Pandora se concentre sur deux activités principales. D’une part, elle met à disposition de ses clients une force commerciale pour les accompagner sur le marché B2B. Le groupe collabore notamment avec de grands acteurs tels qu’Orange et Bouygues Telecom, pour lesquels il gère un portefeuille représentant un chiffre d’affaires annuel de 36 millions d’euros. D’autre part, Pandora a développé ses propres offres, fournissant un guichet unique de services comprenant réseaux, téléphonie, informatique, visio et cybersécurité.
Une grosse acquisition début 2026
À partir de 2019-2020, en pleine crise sanitaire, Pandora décide d’accélérer sa stratégie d’acquisitions pour s’implanter dans de nouvelles zones et intégrer de nouvelles compétences. Parmi les acquisitions notables figurent SIB Ouest à Saint-Grégoire et Einova à Plabennec. La plus significative reste l’annonce, début 2026, du rachat de Group-Solutions, une entreprise générant 25 millions d’euros de chiffre d’affaires et employant environ 100 salariés. Cette opération a permis à Pandora d’atteindre un effectif total de plus de 360 salariés et 26 agences dans le nord de la France.
Consolidation en 2026
Fort d’une levée de fonds réalisée fin 2025 auprès de trois fonds d’investissement, le groupe prévoit d’autres développements, mais met l’accent sur l’intégration en 2026. Julien Kerlouët précise que cette année sera dédiée à la convergence des opérations internes. Le siège de Cesson-Sévigné a été transféré vers le sud de Rennes, et la fusion de plusieurs sociétés est en cours pour optimiser le fonctionnement interne. Une cinquantaine de recrutements sont également prévus.
« En 2027, nous repartirons ! » annonce le dirigeant, qui souhaite renforcer sa présence dans le Grand Est de la France. Cependant, des villes comme Lyon, Bordeaux ou Marseille ne sont pas à l’ordre du jour pour le moment, alors que l’objectif de 100 millions d’euros se profile à l’horizon.
Source : Le Télégramme