« Ce n’est pas aux fonctionnaires de nous dire ce qu’on doit faire » : les artificiers désemparés par l’interdiction de tirer des feux d’artifice le 14 juillet
Avec l’annulation de nombreux feux d’artifice en raison de la sécheresse, les artificiers subissent des pertes financières importantes. Ces professionnels s’appuient traditionnellement sur le 14 juillet pour asr une partie significative de leur chiffre d’affaires. Cet été, leur priorité est de limiter les dégâts.
La liste des spectacles pyrotechniques annulés ou reportés continue de s’allonger à l’approche du 14 juillet, principalement en raison des risques d’incendie. Les préfectures des Ardennes et de la Marne, entre autres, ont pris la décision d’interdire ces événements. En conséquence, les artificiers se retrouvent en difficulté, manquant d’événements cruciaux pour leur chiffre d’affaires.
Dans l’entrepôt d’Euro Bengale, une entreprise de spectacles pyrotechniques située à Sauville (Ardennes), l’activité est particulièrement faible ce 14 juillet. Bernard Deom, fondateur et gérant, exprime son désarroi face aux nombreuses annulations. « Nous avions environ 215 feux d’artifice prévus, mais après toutes les annulations, il n’en reste plus que 36 », déplore-t-il. Il souligne que cette situation pourrait mener à des conséquences graves pour son entreprise, notamment la possibilité de déposer le bilan en décembre si la situation ne s’améliore pas.
Normalement, cet artificier réalise près de 70 % de son chiffre d’affaires annuel autour du 13 et 14 juillet. Il ne comprend pas la décision d’interdiction, arguant que juillet est traditionnellement un mois chaud et souvent sec. « Nous avons toujours géré le risque de sécheresse en prenant des précautions, mais cette fois, nous n’avons même pas eu l’occasion de discuter des mes de sécurité », affirme-t-il.
Le lieutenant-colonel Jérémy Pierlot, chef du pôle opération du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) des Ardennes, rappelle la dangerosité des feux d’artifice, surtout en période de sécheresse. Il souligne les risques de propagation d’incendie et d’accidents physiques liés à leur utilisation.
Cette décision de la préfecture est perçue comme une me nécessaire par les pompiers. Selon Pierlot, cela nécessite un changement d’état d’esprit collectif pour aborder les enjeux de sécurité liés aux feux d’artifice.
La situation actuelle soulève des questions sur la sécurité publique et la gestion des risques en période estivale, incitant à une réflexion collective pour trouver des solutions durables.
Source : France Télévisions
