Décès d'une médecin à l'hôpital : les faits clarifiés

Décès d’une médecin à l’hôpital : les faits clarifiés

Le ministère de la Santé a récemment publié un communiqué officiel pour contredire les informations qui circulaient sur les réseaux sociaux concernant le décès d’une médecin spécialisée en anesthésie-réanimation, survenu au Centre hospitalo-universitaire Mohamed Lamine Debaghine de Bab El Oued, à Alger. Selon la tutelle, les récits en ligne ne reposent sur aucune base officielle vérifiée.

Le ministère de la Santé dément une version des faits non vérifiée

La défunte exerçait au sein du service de radiologie de l’établissement. Suite à l’annonce de son décès, plusieurs publications ont affirmé qu’elle aurait succombé à un arrêt cardiaque après une garde de nuit épuisante. Le ministère a rapidement démenti cette version, précisant que la médecin « a assuré ses fonctions durant les horaires de travail habituels » et qu’elle n’était pas en permanence la nuit de son décès. Sa dernière garde remonte au vendredi de la semaine précédente, rendant ainsi l’affirmation selon laquelle elle serait morte après une longue permanence « dénuée de tout fondement ».

La cause du décès reste indéterminée : la justice saisie

Concernant la cause réelle du décès, le ministère indique qu’aucun élément officiel ne permet de l’établir pour l’instant. Cette détermination est de la compétence des autorités judiciaires et des instances médicales, qui ont déjà engagé les procédures nécessaires.

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudane, a exprimé ses condoléances à la famille de la défunte et à la communauté médicale, souhaitant miséricorde pour la disparue et patience pour ses proches.

En conclusion de son communiqué, le ministère a appelé le public à ne pas relayer d’informations non confirmées et à se référer uniquement aux sources officielles pour toute information relative à cet événement.

Conditions de travail des médecins : un débat qui ne faiblit pas

Indépendamment des circonstances de ce décès, la disparition d’une praticienne hospitalière soulève des questions sur l’état du secteur médical. En mai dernier, le décès du Dr Mansouri Khadija, résidente de 31 ans, après une garde de nuit à l’hôpital de Bainem, avait suscité une vague d’indignation au sein de la communauté médicale. Ce drame avait mis en lumière la pression sur les résidents, souvent en première ligne dans des services sous-dotés.

Le ministère avait réagi en juillet en rappelant aux directeurs d’établissements l’obligation d’accorder un repos compensatoire après chaque garde de nuit, conformément au décret exécutif n°13-195 du 20 mai 2013.

Source : Ministère de la Santé

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