Le PS choisit la primaire fermée en vue de la présidentielle
Le Parti socialiste (PS) a voté jeudi en faveur d’une primaire fermée pour désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2027. Cette décision, qui a été prise à 55,5 % des voix des militants, désavoue le Premier secrétaire Olivier Faure et ouvre la voie à une participation potentielle de Raphaël Glucksmann. Elle met également un terme aux discussions sur une primaire unitaire de la gauche non LFI.
Bruno Poncet, intervenant dans l’émission Les Grandes Gueules, a déclaré : « Cette primaire va se dérouler dans une cabine téléphonique. La machine à perdre est encore en route. » Il a rappelé que lors de la dernière élection, Anne Hidalgo n’avait obtenu que 1,75 % des voix.
La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a également pris note de cette décision, affirmant que les militants socialistes ont « décidé d’enterrer la primaire » unitaire de la gauche.
Cette primaire, réservée aux militants socialistes et à ceux de Place publique, devrait se dérouler à l’automne. Olivier Faure a commenté que Glucksmann « n’a pas le choix » et qu’il doit se plier à cette règle de départage démocratique pour obtenir le soutien des socialistes.
Actuellement, les candidats déclarés pour cette primaire incluent le député de l’Eure, Philippe Brun, et le député de l’Essonne, Jérôme Guedj. Le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a également annoncé sa candidature, mais en dehors de la primaire. Boris Vallaud, qui a exprimé son envie de se battre, pourrait également se présenter.
Olivier Faure a refusé de démissionner malgré ce désaveu. Il a indiqué que son rôle est de faire appliquer les décisions prises. Bien qu’il ait laissé entendre qu’il pourrait se présenter à la primaire, il a précisé qu’il se déciderait « le moment venu ». Il prévoit également de publier un livre en septembre.
Pendant ce temps, des observateurs de la gauche, comme Alain Marschall, soulignent que cette décision pourrait affaiblir davantage la gauche, laissant la porte ouverte à La France insoumise (LFI). Laura Warton-Martinez a ajouté que si la gauche reste disparate, cela pourrait être catastrophique.
Alors que le PS se débat avec sa stratégie, d’autres partis, tels que le Rassemblement national, Les Républicains, Renaissance, Horizons et LFI, sont déjà en campagne pour la présidentielle.
Source : Les Grandes Gueules
