Canicule. Pourquoi les carottes et les tomates seront-elles plus rares et plus chères dans les mois à venir ?

Aurons-nous assez de légumes sur nos étals ? Dans les Pays de la Loire, les maraîchers avertissent : tomates, concombres, carottes ou encore pommes de terre seront moins nombreux et plus chers. La faute à des rendements médiocres. On vous explique.

En juillet 2026, les tomates de Thomas Ravard, maraîcher à la Chapelle-sur-Erdre, au nord de Nantes, sont absentes de ses étals. « On n’aura pas de tomate, » déplore-t-il. « Les fleurs ont été cramées par le soleil. Toutes les tomates de fin août seront absentes, car tout a brûlé. » Les températures extrêmes, atteignant plus de 35 degrés, ont également impacté d’autres cultures, notamment les concombres, haricots verts, poivrons et aubergines.

Les canicules successives du printemps et de l’été 2026 ont gravement altéré l’activité des maraîchers. Déjà affectée par une invasion de ravageurs, la culture de pommes de terre de Thomas Ravard a souffert, avec un rendement réduit à 500 grammes par pied au lieu des 2 kilos attendus. Les carottes, quant à elles, n’ont pas atteint la taille requise pour être commercialisées, devenant ainsi « invendables. » Pour les oignons et échalions, la perte de rendement est estimée à 50%.

Ces conditions climatiques extrêmes entraînent une rareté croissante des fruits et légumes, ce qui se traduit par une augmentation des prix. En dix ans, le prix des légumes a augmenté de 73%, avec des hausses significatives après chaque épisode climatique défavorable. Après la canicule de 2022, le panier moyen avait déjà enregistré une hausse de 14% pour les fruits en agriculture conventionnelle et de 17% pour les légumes.

Cette situation représente un choc financier pour les consommateurs. L’Inter Amap44 encourage d’ailleurs les consommateurs à visiter les fermes durant ces périodes difficiles pour mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés les producteurs.

Les canicules répétées soulèvent des inquiétudes sur la viabilité des exploitations agricoles. Thomas Ravard évoque un manque à gagner entre 10 000 et 15 000 euros pour ses carottes, sans compter les pertes de semences et de temps de travail. Malgré ces défis, le maraîchage continue d’attirer de nouveaux exploitants, avec environ 170 exploitations dans la région, générant 2 500 emplois.

Source : France Télévisions

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