Au Cameroun, le cyberharcèlement et la sextorsion sont punis par la loi
Alors que le cyberharcèlement et la sextorsion—le chantage à la vidéo ou à la photo intime—se développent rapidement, laissant de nombreuses victimes dans une quête désespérée de soutien, trois ONG camerounaises, à savoir la Fondation Cœur de Mère, SNK et Cyber Inno Shield, ont récemment lancé le programme « Bouclier numérique ». Ce programme vise à réunir des experts du numérique pour prévenir, sensibiliser et accompagner les victimes de ces pratiques.
Ghislaine Mangoua, coordinatrice générale de la Fondation Cœur de Mère, a été l’invitée de l’émission Afrique Midi, où elle a souligné l’importance de ce programme face à l’augmentation alarmante des cas de cyberharcèlement et de sextorsion au Cameroun. Les victimes, souvent laissées sans ressources, trouvent dans cette initiative un moyen d’obtenir l’écoute et l’aide nécessaires.
L’initiative « Bouclier numérique » fait partie d’un cadre légal qui punit ces comportements, renforçant ainsi la protection des citoyens. Ce programme représente une réponse nécessaire à un phénomène qui, selon les experts, est en pleine expansion.
Le lancement de cette initiative a eu lieu le 13 juillet 2026 à Yaoundé, en présence de personnalités engagées dans la lutte contre ces formes de violence. L’actrice Muriel Leumeni et Ghislaine Mangoua ont été parmi les figures notables présentes lors de cet événement.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la législation camerounaise commence à prendre en compte les enjeux du numérique, avec des lois visant à protéger les citoyens contre les abus en ligne. La nécessité d’une sensibilisation accrue et d’un accompagnement des victimes est donc
Source : RFI
