12 semaines de jeûne intermittent : une étude révèle la durabilité de la perte de poids un an après
Une étude récente publiée dans la revue Clinical Nutrition met en lumière les effets durables du jeûne intermittent, en particulier la méthode 16:8, qui consiste à limiter les repas à une fenêtre de huit heures par jour. Les chercheurs de l’Université de Grenade ont suivi 99 adultes en surpoids ou obèses durant 12 semaines, afin d’évaluer l’impact de cette méthode sur la perte de poids à long terme.
Les participants ont été divisés en plusieurs groupes. Tous ont reçu des conseils pour adopter un régime méditerranéen, mais seuls certains ont pratiqué le jeûne intermittent, en choisissant librement leur fenêtre de repas. Un groupe témoin a maintenu ses habitudes alimentaires habituelles.
Un an après la fin de l’intervention, il a été constaté que ceux ayant suivi le jeûne intermittent avaient conservé une perte de poids significativement plus importante par rapport au groupe témoin. De plus, ceux qui prenaient leurs repas plus tôt dans la journée ont présenté une réduction plus marquée de leur masse grasse.
La Dre Alba Camacho-Cardeñosa, première auteure de l’étude, a déclaré : « Jusqu’à présent, même si nous savions que le jeûne intermittent favorise une perte de poids modeste à court terme, nous ignorions si ses effets se maintenaient dans le temps. » L’étude a également révélé qu’environ un tiers des participants ont continué le jeûne intermittent de manière autonome après la fin de l’étude, suggérant que cette méthode est relativement facile à intégrer dans le quotidien.
Bien que ces résultats soient encourageants, ils ne signifient pas que le jeûne intermittent soit la solution la plus efficace comparée à d’autres régimes. Une méta-analyse publiée en 2025 dans le BMJ a conclu que cette stratégie favorise la perte de poids par rapport à l’absence d’intervention, mais n’est généralement pas supérieure à une restriction calorique classique.
L’intérêt principal de cette nouvelle étude réside dans la durabilité des bénéfices observés après seulement douze semaines, un aspect peu documenté jusqu’à présent. Les chercheurs soulignent également la flexibilité du jeûne, permettant aux individus de choisir des horaires adaptés à leur mode de vie, ce qui pourrait améliorer l’adhésion au traitement de l’obésité.
En conclusion, le jeûne intermittent apparaît comme une méthode utile pour organiser ses repas, avec des résultats qui peuvent se maintenir sur le long terme, si cette approche convient à l’individu.
Source : Clinical Nutrition
