Au Cameroun, un programme pour lutter contre les chantages à la sextape

Au Cameroun, un programme pour lutter contre les chantages à la sextape

Au Cameroun, le cyberharcèlement et les sextorsions, également connus sous le nom de chantages à la sextape, sont en forte augmentation. Les victimes, souvent laissées pour elles-mêmes, cherchent désespérément écoute et solutions. Pour faire face à ce fléau, plusieurs femmes, qu’elles soient étudiantes, professionnelles ou simples internautes, se rassemblent autour d’une initiative baptisée « Bouclier numérique ». Ce programme, lancé à Yaoundé et à Bafoussam par trois ONG, a pour objectif de rassembler experts et acteurs du numérique afin de prévenir, sensibiliser et accompagner les victimes.

Les témoignages de victimes, comme celui de Sylvanie, illustrent la gravité de la situation. Elle raconte l’histoire d’une amie qui a été menacée de voir sa nudité exposée après avoir rompu une relation. Cette expérience traumatisante a poussé son amie à envisager le suicide. Bien qu’il n’existe pas de données précises sur la sextorsion au Cameroun, les experts s’accordent à dire que la plupart des victimes restent silencieuses par honte.

Murielle Leumeni, actrice populaire et directrice de la Fondation Cœur de Mère, souligne l’importance de créer un environnement sûr pour que les victimes puissent s’exprimer sans crainte. Elle note que de nombreuses victimes hésitent à parler de leur expérience à cause de la honte qui les accompagne.

Le programme « Bouclier numérique » vise également à sensibiliser les jeunes dans les établissements scolaires et universitaires. Ghislaine Mangoua, directrice de la Fondation SNK, explique que des formations seront mises en place pour aider les jeunes à reconnaître les faux comptes et les arnaques en ligne. L’objectif est d’impliquer les plus jeunes dès le départ pour les armer contre ces pratiques néfastes.

Ce programme représente une étape cruciale dans la lutte contre le cyberharcèlement et les sextorsions au Cameroun, en offrant des ressources et un soutien aux victimes tout en éduquant les futures générations sur la cybersécurité.

Source : RFI

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *