La fragmentation du marché est inhérente à l’ouverture à la concurrence
L’ouverture à la concurrence dans le secteur ferroviaire français, amorcée par la loi de 2015 et renforcée par celle de 2018, commence à porter ses fruits, selon le dernier rapport de l’Autorité de régulation des transports (ART) publié fin juin. Thierry Guimbaud, président de l’ART, souligne que bien que le processus ne soit pas encore achevé, il est en cours et les premiers effets se révèlent globalement positifs.
Le rapport indique que, là où la concurrence est instaurée, l’offre de transport s’accroît. Par exemple, sur la ligne Paris-Lyon-Marseille, environ 15 à 20 % de l’offre provient de concurrents, alors que l’ouverture à la concurrence ne concerne que 2 % de l’offre nationale des services librement organisés, tels que les trains à grande vitesse. De plus, l’augmentation de l’offre de places pour les usagers est deux fois plus rapide que dans le reste du pays, avec une baisse des prix moyens de 10 %.
Concernant les services conventionnés, financés par les collectivités territoriales, la mise en concurrence a également entraîné une hausse significative des offres, parfois de 30 à 40 %, voire jusqu’à 100 %, souvent à des coûts équivalents pour les collectivités.
La demande sur le marché ferroviaire, bien que non quantifiée dans le rapport, semble suivre cette tendance positive, favorisée par la diversification des offres et la concurrence accrue entre les opérateurs.
Source : La Tribune