Le nombre de faillites d’entreprises pourrait atteindre entre 71 000 et 75 000 d’ici la fin de l’année 2026
L’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS) prévoit un versement de 2,6 milliards d’euros aux salariés d’entreprises en difficulté d’ici à la fin de l’année 2026. Cette prévision s’inscrit dans un contexte de dégradation économique, marqué par des plans sociaux significatifs ces derniers mois.
Depuis le début de l’année, l’AGS a déjà avancé 1,3 milliard d’euros, un montant qualifié de « triste record sur un semestre » par Antonin Blanckaert, son directeur général. Les projections actuelles indiquent que le nombre de faillites pourrait atteindre des niveaux sans précédent, avec des estimations oscillant entre 71 000 et 75 000 cas.
Cette situation s’aggrave alors que l’année 2025 avait déjà enregistré un chiffre record de plus de 2,2 milliards d’euros avancés par l’AGS. L’organisme anticipe une augmentation de 400 millions d’euros, soit 16 %, d’ici la fin de l’année, exacerbée par des plans sociaux lourds dans divers secteurs.
Un exemple cité par Blanckaert est celui de l’entreprise verrière Arc, placée en redressement judiciaire en janvier dernier et reprise en mars. Cette situation illustre l’ampleur des interventions nécessaires, notamment en raison des salaires et de l’ancienneté des employés, qui sont plus élevés que la moyenne dans d’autres secteurs.
L’AGS est financée par un système de cotisation patronale, qui s’élève à 0,25 % de la masse salariale des entreprises. Ce taux, relevé il y a deux ans, est pour l’instant suffisant pour asr le fonctionnement du système.
Source : Franceinfo.
