Guerre en Ukraine : Ce que l’on sait du « bouclier » antimissiles lancé par neuf pays européens, dont la France

Guerre en Ukraine : Une coalition européenne pour un bouclier antimissiles

Une nouvelle coopération militaire a été annoncée pour renforcer la protection de l’Ukraine contre les missiles balistiques russes. Lundi, neuf pays européens ont déclaré à Paris la création, en collaboration avec Kiev, d’une coalition dédiée au développement de capacités antibalistiques.

Cette initiative regroupe le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Norvège, l’Espagne, la Suède, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ainsi que l’Ukraine. Elle a été présentée lors d’une réunion de la « coalition des volontaires », organisée par Emmanuel Macron, en présence de Volodymyr Zelensky et d’une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement.

Une coalition présentée comme défensive

Les dix pays souhaitent mutualiser leurs ressources industrielles, scientifiques et militaires pour développer une capacité partagée face aux missiles balistiques, alors que l’Ukraine appelle à une augmentation de ses moyens de défense aérienne contre les attaques russes. Dans une déclaration commune, les dirigeants affirment que leur coopération est « purement défensive » et n’est pas dirigée contre un peuple, mais vise à défendre le leur.

Le projet Freya au centre du dispositif

Le futur bouclier sera centré sur Freya, un projet de défense contre les missiles balistiques porté par l’entreprise ukrainienne Fire Point. Ce système est présenté comme une alternative moins coûteuse que le système Patriot américain ou le missile Aster franco-italien. Emmanuel Macron a déclaré que Freya devrait permettre d’agréger une offre commune et d’accélérer la protection de l’Ukraine. Volodymyr Zelensky a qualifié cette annonce de « journée historique » et a estimé que les partenaires pourraient développer ce missile antibalistique dans les 12 mois, avec un objectif de production de masse à faible coût.

Des Rafale et des batteries SAMP/T pour l’Ukraine

La France a également annoncé la livraison de 16 avions de combat Rafale et de leurs armements à Kiev. Les premiers appareils devraient être opérationnels dans l’espace aérien ukrainien d’ici 2028-2029. Paris prévoit également de fournir des radars et une première série de batteries SAMP/T de nouvelle génération, conçues avec l’Italie. Des bombes AASM, des missiles antiaériens Aster 30 et des missiles de croisière Scalp seront également produits sous licence en Ukraine, témoignant de la volonté des 37 membres de la coalition de soutenir Kiev de manière accélérée.

Des exercices avant un déploiement en Ukraine

Une force multinationale est prévue pour intervenir en Ukraine après un cessez-le-feu et doit commencer à s’entraîner dans les pays voisins dans les mois à venir. Sa mission serait de dissuader la Russie de lancer une nouvelle offensive une fois les combats interrompus. Emmanuel Macron a cependant réaffirmé une « ligne claire de non-belligérance ».

Moscou a rejeté ces annonces. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié cette coalition de « d’illuminés et de va-t-en-guerre », affirmant qu’elle se berçait d’une illusion quant à la possibilité d’infliger une défaite stratégique à la Russie. Les pays réunis à Paris cherchent, quant à eux, à accroître la pression sur le Kremlin pour le pousser à la table des négociations.

(Source : 20 Minutes)

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