La question que les grands-parents devraient poser plus souvent à leurs petits-enfants
Les grands-parents jouent un rôle essentiel dans la vie de leurs petits-enfants, souvent en organisant et en choisissant les activités à faire ensemble. Cependant, peu d’entre eux prennent le temps de demander à l’enfant ce qu’il aimerait faire. Carole Lozupone-Daudon, psychologue, souligne l’importance de poser la question suivante : « Qu’est-ce qui te ferait plaisir qu’on fasse ensemble ? »
Cette situation est souvent ancrée dans nos habitudes. Les adultes, en général, contrôlent le temps des enfants, en planifiant leurs devoirs et leurs activités. Selon la psychologue, cela peut amener les enfants à se sentir dépendants et à désirer plus d’autonomie. Les adultes, quant à eux, ont la liberté de choisir leurs loisirs et leur travail, tandis que les enfants évoluent dans un monde largement organisé par autrui.
La pédagogie Montessori se concentre sur l’autonomie et la liberté des enfants, leur permettant de découvrir ce qui les passionne, que ce soit la peinture, la musique ou les mathématiques. Offrir cette liberté est crucial, surtout durant les vacances, moment propice à l’exploration.
L’impact de cette question sur l’enfant
Poser cette question permet à l’enfant de se sentir valorisé et authentique. Il se sentira vu et aimé, ce qui favorise son développement personnel. En étant connecté à ses propres intérêts, l’enfant apprend davantage, surtout lorsqu’il est dans sa « zone d’apprentissage ». S’intéresser à ses désirs est un acte d’amour, selon Lozupone-Daudon.
Un renversement de rôle précieux
Cette question crée également une dynamique intéressante où l’enfant peut devenir l’expert. Par exemple, il peut partager ses connaissances sur des jeux vidéo comme Minecraft, permettant ainsi un échange intergénérationnel enrichissant. Cela renforce la confiance et l’estime de soi de l’enfant, bien plus efficacement que des activités imposées.
Les grands-parents peuvent également partager leur propre univers, favorisant un partage mutuel des découvertes entre générations.
Et si l’enfant ne sait pas quoi répondre ?
Il est possible que certains enfants, peu habitués à exprimer leurs préférences, ne sachent pas quoi répondre. Dans ce cas, il est suggéré de les interroger sur leurs activités préférées lors de leurs temps libres. Cette approche peut aider à mieux comprendre leurs désirs, car souvent, ils n’ont simplement pas eu l’occasion de réfléchir à la question.
En conclusion, encourager les grands-parents à poser des questions ouvertes à leurs petits-enfants peut renforcer les liens familiaux et favoriser le développement personnel des enfants.
Source : Parents.fr