Mort de Marie à 17 ans d’une méningite : l’ex-médecin senior de Lenval relaxée pour homicide involontaire
Le 13 juillet 2026, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé l’ancienne médecin senior de l’hôpital Lenval, poursuivie pour homicide involontaire suite au décès de Marie, une lycéenne de 17 ans, en juin 2019. La présidente du tribunal, Marion Menot, a déclaré que l’infraction n’était pas caractérisée, soulignant que « même si la faute était retenue, le lien entre la prise en charge et le décès ne peut être établi ».
Marie avait été admise aux urgences pédiatriques de l’hôpital Lenval après une intervention du Samu. Elle présentait des symptômes alarmants, tels que des maux de tête, des douleurs lombaires, des vomissements et une grande fatigue. Malgré un état jugé préoccupant par le personnel médical, une interne avait diagnostiqué une insolation, un diagnostic validé par la médecin senior qui n’avait pas examiné la patiente ni consulté son dossier. Marie a été renvoyée chez elle et est décédée le 13 juin 2019. L’autopsie a révélé une méningite purpura fulminans, une maladie infectieuse rare.
L’accusation reprochait à la prévenue de ne pas avoir pris les précautions nécessaires pour évaluer correctement la situation. Une expertise a conclu qu’une prise en charge appropriée aurait pu améliorer les chances de survie de Marie. Toutefois, le tribunal a estimé que les données statistiques indiquaient une mortalité élevée liée à cette pathologie, même avec un diagnostic médical, avec un taux de mortalité de 41 %.
La procureure, Sabine Neale, avait requis 18 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende, considérant que la médecin avait manqué à ses obligations professionnelles. La défense a plaidé la relaxe, affirmant que la médecin n’avait pas été informée de la gravité de la situation par l’interne sous sa supervision.
Cette décision a suscité une vive émotion au sein de la famille de Marie. Le père de la victime a exprimé sa colère en déclarant à la médecin : « J’espère que ma fille vous hantera toute votre vie ». La prévenue, en larmes, a quitté le tribunal, tandis que le ministère public et les parties civiles ont dix jours pour faire appel.
Source : Nice Matin
