Décès de Sam Neill : quel est ce cancer du sang dont l’acteur était en rémission ?
Cancer du sang rare, le lymphome T angio-immunoblastique reste peu connu du grand public. À la suite du décès de l’acteur Sam Neill, connu mondialement comme l’interprète du paléontologue Alan Grant dans le film Jurassic Park, qui avait annoncé être en rémission, retour sur cette maladie agressive.
L’acteur néo-zélandais Sam Neill est décédé le 13 juillet à l’âge de 78 ans. C’est sa famille qui a annoncé sa mort. Le communiqué précise que le décès a été « soudain et inattendu » et que l’acteur « était toujours guéri de son cancer ». En avril 2026, le comédien avait révélé être en rémission d’un cancer du sang après plusieurs années de lutte.
Un cancer du système immunitaire
Le lymphome est un cancer qui touche le système lymphatique, un réseau essentiel à la défense de l’organisme contre les infections. Il affecte les lymphocytes, des globules blancs chargés de protéger le corps. On distingue deux grandes familles de lymphomes : les lymphomes hodgkiniens et les lymphomes non hodgkiniens. Le lymphome T angio-immunoblastique, dont souffrait Sam Neill, appartient à cette seconde catégorie. Il s’agit d’un sous-type rare et agressif, caractérisé par une croissance rapide et une atteinte des lymphocytes T.
Une origine encore mal comprise
Les causes exactes de la maladie ne sont pas totalement élucidées. Les recherches suggèrent qu’elle résulte de mutations génétiques au sein des lymphocytes T, qui perturbent leur fonctionnement normal et entraînent leur transformation en cellules cancéreuses.
Des symptômes variés
Les signes du lymphome T angio-immunoblastique sont souvent peu spécifiques et ressemblent à ceux de certaines maladies auto-immunes, ce qui peut retarder le diagnostic. Parmi les plus fréquents, on trouve :
- un gonflement indolore des ganglions (cou, aisselles, aine) ;
- une sensation de ventre plein liée à une augmentation de la rate ou du foie ;
- des éruptions cutanées ;
- une perte de poids inexpliquée ;
- de la fièvre et des sueurs nocturnes.
Des traitements adaptés au stade de la maladie
La prise en charge du lymphome T angio-immunoblastique dépend étroitement du stade de la maladie, c’est-à-dire de son étendue dans l’organisme. Il existe en effet 4 stades. Plusieurs approches thérapeutiques peuvent alors être proposées :
- la chimiothérapie, souvent utilisée en première intention ;
- l’immunothérapie, parfois associée à la chimiothérapie ;
- la radiothérapie, dans certaines situations ;
- les thérapies ciblées, notamment en cas de rechute ;
- la greffe de cellules souches, dans les formes les plus sévères ou résistantes.
Le choix du traitement repose sur plusieurs facteurs, dont le stade du cancer, l’état général du patient et la réponse aux premières thérapies.
Source : La Dépêche
