INTERVIEW : Pourquoi l’Europe doit sortir de « l’âge de pierre » de la protection contre les moustiques
L’Europe est confrontée à une menace croissante liée aux moustiques, en particulier avec la propagation de l’Aedes aegypti, un vecteur de maladies comme la dengue et le chikungunya. Cette situation soulève la question cruciale de la nécessité de moderniser les stratégies de protection contre ces insectes.
Contexte factuel
Traditionnellement, les mes de lutte contre les moustiques en Europe reposent sur des méthodes peu efficaces et souvent désuètes. Les experts s’accordent à dire que ces approches ne suffisent plus face à l’évolution rapide des populations de moustiques et à l’émergence de nouvelles maladies. Le moustique tigre, déjà présent sur le continent, a ouvert la voie à l’Aedes aegypti, qui pourrait étendre son aire de répartition en raison du changement climatique.
Données ou statistiques
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies transmises par les moustiques sont responsables de millions de cas chaque année. En Europe, les rapports indiquent une augmentation des cas de dengue et de chikungunya, avec des épidémies localisées dans des régions comme la Méditerranée. De plus, une étude récente a montré que 80 % des Européens vivent désormais dans des zones à risque de transmission de ces maladies.
Conséquence directe
L’absence de mes de protection modernes pourrait entraîner une augmentation significative des cas de maladies vectorielles en Europe, mettant ainsi en danger la santé publique. Les pays européens doivent donc adopter des stratégies plus efficaces et adaptées aux réalités actuelles, en intégrant des technologies avancées et des méthodes de surveillance améliorées.
Source : Euractiv FR
