Affaire Lyhanna : la mère d’une fillette qui avait dénoncé Jérôme Barella va attaquer l’État en justice
L’affaire de la mort de la petite Lyhanna, âgée de 11 ans, continue de soulever de nombreuses interrogations sur la gestion des signalements concernant les enfants victimes. Jérôme Barella, mis en examen pour enlèvement, séquestration et meurtre sur mineure de moins de 15 ans, est au cœur de cette tragédie. Dans ce contexte, la mère d’une autre fillette, Rosa*, a décidé de porter plainte contre l’État, estimant que les institutions ont failli à leur mission de protection.
Cette mère, dont la fille accuse Jérôme Barella de viols présumés, a déclaré qu’elle avait alerté les autorités bien avant le drame. Elle a annoncé son intention d’engager plusieurs procédures judiciaires pour dénoncer ce qu’elle considère comme des manquements graves.
« On aurait pu éviter la mort de Lyhanna »
Dans une interview accordée à RTL, la mère de Rosa a exprimé sa colère et son incompréhension. Elle a affirmé : « On aurait pu éviter la mort de Lyhanna si la justice et les personnes qui se sont occupées de mon dossier avaient fait leur boulot correctement. Je suis déçue de la France, qui n’a pas su protéger les enfants. » Elle souligne que les alertes concernant sa fille n’ont pas été suivies des actions nécessaires.
Une plainte contre l’État pour « faute lourde »
Accompagnée de son avocat, Me Pierre Debuisson, la mère de Rosa a annoncé, lors d’une conférence de presse à Toulouse, avoir déposé une plainte contre l’État pour « faute lourde ». L’avocat a également prévu d’intenter des actions judiciaires contre des enquêteurs, des magistrats et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dénonçant des dysfonctionnements graves au sein du système judiciaire.
Une plainte déposée avant le drame
Selon la famille de Rosa, une plainte avait été déposée le 22 août 2025 concernant des faits présumés de violences. Plusieurs actes d’enquête avaient été réalisés, mais la mère de Rosa estime que l’enquête n’a pas abouti aux résultats escomptés. Elle a déclaré avoir régulièrement contacté les autorités pour obtenir des informations sur l’avancée de son dossier.
« Si je n’avais pas déménagé, cela aurait pu être ma fille »
Aujourd’hui installée près de Toulouse, cette mère vit avec un profond sentiment de culpabilité depuis la mort de Lyhanna. Elle a exprimé : « Si je n’avais pas déménagé, cela aurait pu être ma fille. » À travers les procédures qu’elle engage, elle souhaite comprendre les défaillances dans le traitement de son dossier et éviter que d’autres familles ne subissent une telle tragédie.
*Le prénom a été modifié.
Source : Parents.fr
