Plus de 1 200 morts en un week-end : où était l’État belge pendant la canicule ?
Le bilan est alarmant : 1 273 personnes ont perdu la vie au cours du dernier week-end de juin, faisant de cette période le week-end le plus meurtrier que la Belgique ait connu depuis l’après-guerre. Ce constat est particulièrement marqué par un éditorial du journal De Standaard, qui souligne que le nombre de décès dépasse celui enregistré lors des pires week-ends de la période Covid.
La vague de chaleur qui a frappé l’Europe à la fin juin a eu un impact particulièrement dévastateur en Belgique, où les personnes âgées de plus de 65 ans ont été les plus touchées, selon les rapports de De Tijd. Fait notable, les températures en Belgique n’ont pas atteint les niveaux extrêmes observés dans d’autres pays, comme la France.
Les données recueillies par le réseau européen d’étude de la mortalité, EuroMOMO, révèlent qu’une surmortalité moyenne de 15 % a été enregistrée dans les pays membres du réseau durant la semaine du 22 au 28 juin. EuroMOMO utilise un indicateur appelé « score Z » pour mer la variation de la mortalité par rapport à la norme. Pour l’ensemble de l’Europe, ce score s’élevait à 11,6, un niveau jugé très critique, sachant qu’un score de 4 est déjà considéré comme une surmortalité très élevée.
Tous âges confondus, c’est la France qui affiche la surmortalité la plus importante, mais la situation en Belgique suscite des interrogations sur la réponse des autorités face à une crise sanitaire d’une telle ampleur.
Source : De Standaard, De Tijd, EuroMOMO
