After Nagorno-Karabakh, Armenians vote for peace over nationalism | Elections

Elections en Arménie : un soutien pour la paix après la perte de Nagorno-Karabakh

Lors des élections parlementaires en Arménie, le Premier ministre Nikol Pashinyan a obtenu 49,8 % des voix, permettant à son parti, le contrat civil, de conserver une majorité parlementaire. Ce scrutin a été perçu comme un test de sa gestion de la perte de la région contestée de Nagorno-Karabakh, suite à une défaite militaire face à l’Azerbaïdjan en 2023.

Les résultats des élections montrent un changement significatif dans l’opinion publique. De nombreux Arméniens semblent prêts à soutenir une vision d’un pays moins axé sur le nationalisme et plus ouvert à la normalisation des relations avec l’Azerbaïdjan et la Turquie. Zaur Shiriyev, analyste au Carnegie Russia Eurasia Center, a déclaré que les électeurs souhaitent « une Arménie moins définie par le conflit, plus tournée vers l’avenir dans ses frontières reconnues internationalement ».

La campagne de Pashinyan, marquée par des concerts à travers le pays, a mis l’accent sur les efforts de paix, notamment un accord signé à la Maison Blanche avec l’Azerbaïdjan l’été précédent, qui a mis fin à des décennies de conflits intermittents. Richard Giragosian, directeur du Regional Studies Center à Erevan, a noté que « le nationalisme ne résonne plus auprès du public, qui est fatigué du conflit et de la guerre ».

Les partis d’opposition, Strong Armenia et Armenia Alliance, ont obtenu ensemble 41 sièges au parlement, contre 64 pour le gouvernement, sur un total de 105. Cependant, les analystes soulignent que la division au sein de l’opposition pourrait entraver toute coopération future.

Malgré des accusations d’ingérence russe dans le processus électoral, l’incapacité de Moscou à influencer le résultat indique une diminution de son autorité en Arménie. Les observateurs notent que les relations entre l’Arménie et la Russie sont devenues plus nuancées, avec une volonté croissante d’intégration occidentale parmi la population.

Cependant, la réélection de Pashinyan n’a pas résolu un point de blocage clé concernant les changements constitutionnels demandés par l’Azerbaïdjan pour garantir qu’aucun gouvernement arménien futur ne ravive des revendications sur Nagorno-Karabakh. Pashinyan ne dispose pas de la majorité des deux tiers nécessaire pour avancer vers un référendum, ce qui pourrait laisser les deux nations dans un état de « ni guerre, ni paix ».

En somme, les élections en Arménie révèlent un désir croissant de paix et de réconciliation, marquant potentiellement un tournant dans la politique du pays.

Source : Al Jazeera

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