Libye: pas d’«engagements majeurs» malgré la rencontre des chefs d’état-major des autorités rivales

Libye : Pas d’« engagements majeurs » malgré la rencontre des chefs d’état-major des autorités rivales

Le 12 juillet 2026, une rencontre a eu lieu en Libye entre les chefs d’état-major des forces de l’Est et de l’Ouest. D’un côté, Salah Eddine Al-Namroush, représentant de l’armée officielle de la Libye occidentale reconnue par l’ONU, et de l’autre, Khaled Haftar, fils du maréchal Khalifa Haftar. Cette réunion s’est tenue à Syrte, une ville stratégiquement située au centre de la côte libyenne, choisie pour sa capacité à symboliser la division entre l’Est et l’Ouest du pays.

Cette initiative, soutenue par les États-Unis, vise à promouvoir la réunification politique, économique et militaire de la Libye, un objectif récurrent de l’administration américaine depuis plusieurs mois.

Cependant, selon Jalel Harchaoui, spécialiste de la Libye, cette rencontre n’illustre pas d’« engagements majeurs ». L’analyste souligne que les discussions ont principalement porté sur le nord du pays, alors que les problèmes de sécurité de 2026 se sont majoritairement manifestés dans le sud. Harchaoui note qu’il y a « aucune coordination » concernant la situation sécuritaire dans cette région, où des incidents tels que des kidnappings et des frictions sont en augmentation.

Il précise : « Tant qu’on est au nord, tant qu’il ne s’agit pas de mélanger les brigades, ça ne représente pas un coût logistique ou politique substantiel. » Les véritables avancées nécessiteraient la création de nouveaux comités et la désignation de chefs militaires capables de commander des brigades au-delà de leur province d’origine.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est marquée par une profonde division entre un gouvernement reconnu par l’ONU à Tripoli et un exécutif parallèle basé à Benghazi, sous le contrôle du maréchal Haftar. Les principales institutions libyennes avaient annoncé, le 18 juin 2026, un accord sur une « feuille de route » pour des élections législatives et présidentielles au plus tard le 17 février 2027, initiative qui a toutefois été rapidement désavouée par le clan Haftar.

La situation politique en Libye reste complexe et instable, avec des élections initialement prévues en décembre 2021 constamment reportées en raison de divergences entre les autorités de l’Est et de l’Ouest.

Source : RFI

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